LATEST NEWS FLASH ... COMMUNIQUE ... " NON à l' ETAT d' EXEPTION "

Publié le par Assos Loi 19o1 YA BASTA

      ( TRANSLATION for everybody) 

( Article réalisé avec DJ.Grogon en fond sonore ...Excelent aussi pour la lecture de celui-ci ... ;-) ...)

Decret  n° 2005-1386 et 1387 et Rapport au Premier Ministre relatif au décret n° 2005- 1387 du 8 novembre 2005 relatif à l'application de la loi n° 55- 385 du 3 avril 1955

Du Syndicat de la magistrature,Alternative Citoyenne, ATMF, CEDETIM, Comité des sans-logis, CRLDHT, Fédération syndicale unitaire, Ligue communiste révolutionnaire, Ligue des droits de l´Homme, MRAP, Parti communiste français, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, Union syndicale Solidaires, Les Verts.


Communiqué commun :  NON À L´ÉTAT D´EXCEPTION
 
Et nous sommes nous aussi signataires de cette déclaration.
 
Par ailleurs, même si nous nous retrouvons en infraction vis à vis de cette nouvelle ordonance et arreté du gouvernement de ce pays français, nous appelons à un grand rassemblement citoyens devant l'assemblée nationale le jour de l'ouverture du projet de loi de " la mesure d' état d'urgence du gouvernement " que celui-ci est en train de concocter ...
( " ...la mesure d'état d'urgence du gouvernement peut rester en vigueur douze jours, soit jusqu'au 20 novembre. Au-delà, il faut une loi. Le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a indiqué que le chef de l'Etat va convoquer «avant la fin de la semaine» un nouveau Conseil des ministres afin d'adopter un projet de loi qui permettra la prorogation, «à toutes fins utiles»... "  ( Source " Liberation " )
 
Ceci est peut etre notre dernier " flash ", puisque par cette déclaration nous appelons à une manifestation.Mais comme le dit Jean Dornac aujourd'hui :
" Si, dans les prochains jours, le site est fermé sur ordre du pouvoir, si je suis, avec bien d’autres, assigné à résidence, voire emprisonné, pour une courte ou une longue période, contrairement aux apparences, ce sera une victoire. Ce sera la reconnaissance officielle de la justesse d’un combat. "
 
En attendant cette manifestation, des reactions ... coups de geules et autres infos d'ailleurs ...
 
Avec un appel à signer ... " NOUS SOMMES LES INDIGENES DE LA REPUBLIQUE !!"  de indigenes.org
 
De Fred  :                       " Elle a bon dos l'union sacrée "
 
De Libé  :                         juste une parenthese   " Momes au dodo "  à l'article " Des maires qui veulent encore dialoguer"
Celui-ci risquant de ce retrouver dans des archives payantes, voici ce paragraphe :
" ...Eric Raoult, qui se justifiait fougueusement hier dans les couloirs de l'Assemblée nationale : «J'ai peur pour ma commune, j'ai peur pour ma famille, et je préfère qu'il puisse y avoir une prise de conscience des parents (...) Ce n'est pas une prise de pouvoir, je ne suis pas Pinochet ! Je suis Raoult.» L'ex-ministre de la Ville a très mal supporté que «Khadafi propose à Chirac de venir rétablir l'ordre à l'intérieur des quartiers». Très en verve, Raoult fanfaronnait hier qu'il entendait «siffler la fin de la récréation» et mettre «les mômes au dodo» après Star Academy.... "
 
Et dans un autre article le P.S à l'oeuvre ... C'est assez ...Comment pourrait on dire ... GRAVE ... sur l'état ( et non pas l' Etat ...Quoique ...) de ce parti qui bientôt va approuver de nouvelles lois securitaires par ce que nous venons de lire ... Effrayant ...Nous dire de voter pour des gens comme cela dans le style " vaut mieux cela que la droite " ... Non merci ...
Article pour cause d'archivage ... Et celui-ci, il ne faudra pas l'oublier quand certains messieurs du P.S viendront communiquer ...
" Feu follet socialiste au sujet du couvre-feu. En quelques heures, hier, le PS est passé d'une simple «vigilance» à l'égard du black-out dans les banlieues imposé par le gouvernement Villepin à des réserves, et, pour finir, a conclu au libre-arbitre de ses maires...

Cette journée d'hésitations ­ que résume Julien Dray: «Nous ne sommes pas de ceux qui veulent empêcher le retour à l'ordre. Mais nous doutons fortement de la capacité du gouvernement à le faire» ­ débute par la réunion à huis clos du groupe PS à l'Assemblée nationale. Tous les députés ont en tête les propos de François Hollande tenus le matin même dans le Parisien : «Nous serons évidemment vigilants sur l'application de cette mesure, qui ne peut être qu'exceptionnelle.» Sur France Inter, Laurent Fabius va dans le même sens : «Il ne suffit pas de décréter le couvre-feu. Il faut aussi qu'il y ait sur le terrain les forces de sécurité maîtrisées qui puissent l'appliquer.» Devant les députés socialistes, il décrit une situation «d'état d'urgence sociale». Seul le NPS ­ Henri Emmanuelli en tête ­ dénonce «une utilisation disproportionnée» du couvre-feu. Il est coupé net par Jean-Marc Ayrault, le patron du groupe. Quelques heures plus tard, il tente une synthèse lors du débat parlementaire : «Nous ne réussirons pas en imposant des lois d'exception. Nous ne sommes pas hostiles par principe au couvre-feu.»

Sitôt ce débat clos, une dizaine de maires socialistes de banlieues se retrouvent au siège du PS autour de François Rebsamen, maire de Dijon et numéro 2 du parti. Ils ont entendu les propos d'Ayrault et les désapprouvent. Gilbert Roger (Bondy), Claude Dilain (Clichy-sous-Bois), Franck Puponi (Sarcelles) estiment que «le couvre-feu est de nature à rallumer la pétaudière». En ouverture du bureau national ­ en l'absence de Hollande, Strauss-Kahn et Fabius ­, Rebsamen relaie cette opposition. Peillon, Emmanuelli, Montebourg et Mélenchon embrayent. Martine Aubry aussi. La maire de Lille dénonce un «ordre d'exception». Delanoë, Vaillant, Mauroy et Cambadélis renvoient la responsabilité de la situation au gouvernement. Et ne dénoncent pas le recours au couvre-feu. Exactement la position de Lionel Jospin. Conclusion: le bureau national se refuse à prendre «une position de principe» et s'en remet à la «libre appréciation» de ses élus dans les communes concernées par les violences. "

 

Hallucination auditive en écoutant soi-disant un journal radiophonique :

" ... 73 pour cent des français d'accord avec les " couvres feu " ... "

C'est quoi ce sondage ? Qui,? Fait par qui ? ...CSA  ... Echantillonage 1000 et quelques ( Bons ? ) français ...

 Au dernieres news, ce sondage aurait été realisé sur un panel de pres de  800 personnes ... Que 500 personnes ? Mais quels personnes ? Et en écoutant les commentaires de cette institution de sondage, nous sommes restés sans voix quand il est dit " Les français vont ...Etc ... " ... VONT ... Ils ont la science infuse ... Bonjour une nouvelle fois la manipulation incidieuse ... Les sondages pensent pour nous et nous indiquent ce que nous allons faire ...

 Bizare que le mot " INSURECTION " ne soit pas employé plutôt que " EMEUTES " ... Comme ça, en passant ...

Et , un communiqué de presse du syndicat de la magistrature qui nous a plus que fait plaisir ...( Merci à " Souriez, vous êtes filmés ... " de nous avoir prevenue )
 Extrait : 
 " l'article 111-5 du Code Pénal prévoit que les juridictions pénales sont compétentes pour prononcer l'illégalité des dispositions réglementaires, telles que les arrêtés préfectoraux, sous-tendant les poursuites pénales."
 
Il y avait tres longtemps que nous n'avions pa apprecié un article de ce " Monde " ... Celui-ci, dattant de quelques jours nous semble encore plus d'actualité pour comprendre le pourquoi du comment que certains de nos lecteurs ont du mal à se mettre dans le crane ...
 
Une nuit avec des "émeutiers " qui ont "la rage"
LE MONDE | 07.11.05 | 16h27  •  Mis à jour le 07.11.05 | 17h45

imanche 6 novembre : 20 heures. Abdel, Bilal, Youssef, Ousman, Nadir et Laurent (les prénoms ont été changés) se retrouvent au pied de la barre de dix étages de la cité "112" à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Alors qu'il les rejoint, Rachid, vêtu d'une grosse doudoune, allume une cigarette et met le feu au local de poubelles. "C'est malheureux, mais on n'a pas le choix" , lâche Nadir. Depuis dix jours, le scénario se reproduit quotidiennement. La petite bande de cette cité HLM de la rue Hélène-Cochennec, qui abrite plus d'un millier de locataires, a envie "de tout casser" . Voitures, entrepôts, gymnases sont les cibles de cette colère qui ne répond à aucun mot d'ordre, à aucune organisation.

 

"Si un jour on s'organise, on aura des grenades, des explosifs, des kalachnikovs... On se donnera rendez-vous à la Bastille et ce sera la guerre" , menacent-ils. Ni caïds ni islamistes ne semblent dicter leur conduite et encore moins les manipuler. Pour l'heure, la bande du 112 agit seule dans son coin : l'"organisation" ressemble davantage à un "apéro" improvisé qu'à une entreprise guerrière. "Chacun amène un truc" , explique Abdel.

"On a plus de révolte que de haine" , déclare Youssef, le plus ancien de la bande. Agé de 25 ans, il dit pourtant s'être "calmé" depuis qu'il s'est fiancé. Il n'empêche, il a toujours "la rage" . Elle vise surtout Nicolas Sarkozy et son vocabulaire "guerrier" : "Puisqu'on est des racailles, on va lui donner de quoi nettoyer au Kärcher à ce raciste. Les mots blessent plus que les coups. Sarko doit démissionner. Tant qu'il ne s'excusera pas, on continuera."

S'ajoute à cette "rage" , l'épisode de la bombe lacrymogène contre la mosquée de Clichy-sous-Bois, il y a une semaine : "Un blasphème" , selon Youssef. "Ça ne se fait pas de gazer des fidèles en train de prier. Ils salissent notre religion." L'enquête judiciaire doit établir si la grenade lacrymogène a été lancée à l'intérieur de la mosquée ou devant son entrée. Tous ces jeunes ont emmagasiné "trop de rancoeur" pour entendre les appels au calme. "C'est comme un chien contre un mur, il devient agressif. On n'est pas des chiens, mais on réagit comme des animaux" , affirme Ousman.

Laurent, 17 ans, le benjamin de la bande, prétend avoir "cramé" une Peugeot 607, à deux pas d'ici, il y a tout juste deux heures. Pour eux, rien de plus simple. Il suffit d'une bouteille en verre remplie d'essence, d'un chiffon en guise de mèche, de briser l'une des vitres et de jeter le cocktail à l'intérieur : en deux minutes, le véhicule s'embrase, quand il n'explose pas.

Pourquoi brûler ces voitures qui, le plus souvent, appartiennent à leur entourage ? "On n'a pas le choix. On est prêts à tout sacrifier puisqu'on n'a rien , se justifie Bilal. On a même brûlé la voiture d'un pote. Ça lui a foutu les boules, mais il a compris."

Le pote en question est là. Il a 21 ans, travaille comme aide cuisinier dans un restaurant du 15e arrondissement de Paris et ne dément pas. Il sort son portable et montre fièrement son fond d'écran : la photo d'une voiture de police en feu saisie il y a quelques mois lors de précédents événements, après la mort d'un jeune d'Aubervilliers. "Tu sais, quand on brandit un cocktail Molotov, on dit au secours. On n'a pas les mots pour exprimer ce qu'on ressent ; on sait juste parler en mettant le feu."

Aucune recette n'échappe à leur quête incendiaire. Ainsi, celle, plus artisanale, "des bombes à acide acheté à Franprix" et bourrées de papier aluminium, utilisées par des gamins de 13 ou 15 ans. "Quand on n'a déjà que la révolte à cet âge, c'est qu'il y a un grave problème" , relève Abdel, qui dit sa "peur de faire des gosses qui seraient formés à la rage" .

20 h 19, une sirène de pompiers retentit. "Les keufs vont arriver. On rentre", ordonne Youssef. La bande s'engouffre dans le hall. Ici, l'ascenseur ne dessert que deux des dix étages que compte le bâtiment : le quatrième et le neuvième.

Au quatrième étage, ils se sentent à l'abri d'un éventuel contrôle de police. Bilal, 21 ans, en sait quelque chose : "Aujourd'hui, j'ai été contrôlé deux fois. Les flics m'ont plaqué au sol en me plantant un flash-ball [arme de poing à balles en caoutchouc] dans la gueule et m'ont insulté." Aussi ne comprennent-ils pas que le gouvernement consacre "des millions d'euros pour équiper la police quand il refuse de donner un sou pour ouvrir un local de jeunes" .

Youssef et sa bande ne sont pas dupes. Ils savent combien la violence qu'ils déchaînent leur porte préjudice. "On n'est pas des casseurs, on est des émeutiers" , se défendent-ils. "On se rassemble tous, pour faire entendre notre révolte" , assurent-ils. Et d'énoncer leur mal-vivre. "Dans la bande, on est tous au chômage, en fin de droits" , déplore Nadir, 24 ans. Comme les autres, il a arrêté sa scolarité à 16 ans après avoir échoué au BEP d'électrotechnique. Depuis, il n'a connu que des petits boulots de manutentionnaire, à charger des palettes. "De toute façon, que veux-tu qu'on fasse d'autre ?" , se résigne-t-il. "Sur 100 CV que j'ai envoyés, j'ai eu trois entretiens. Même avec du piston, on me refoule" , constate-t-il, dépité. Pour eux, l'école n'a jamais servi à rien. "C'est pour ça qu'on les brûle" , lance Bilal.

Et si les formules provocatrices de Nicolas Sarkozy leur avaient fourni l'occasion qu'ils attendaient ? N'ont-elles pas permis de libérer cette "rage" jusque-là contenue ? "On se noie et, au lieu de nous tendre une bouée, ils nous enfoncent la tête dans l'eau ; aidez-nous" , martèlent-ils. Ces jeunes se disent "sans repère" , "incompris" , "victimes de discriminations raciales" , "condamnés à vivre dans des cités insalubres" et "rejetés" . Ils ne dissimulent ni leur satisfaction ni leur "fierté" que les émeutes gagnent l'ensemble du territoire : "Il n'y a pas de concurrence entre les cités. C'est de la pure solidarité."

21 heures. La bande retourne dehors, au bas de la barre. Les pompiers ont éteint le feu de poubelle. Youssef et ses potes s'interrogent : "Qu'est-ce qu'on attend pour aller brûler autre chose ?"


Yves Bordenave et Mustapha Kessous du " MONDE " ( Souvent, nous nous demandons"  quel Monde ? " )
Nous venons de survoler le site d'un parti politique s'appelant le P.S . Ce soir, à 29.19 h , aucun communiqué sur cette décision de ce gouvernement d'un Etat Policier de notre Planète dont nous parlions en début d'article ... Pensez en ce que vous voulez, mais ceux là, nous ne les sentons vraiment pas du tout .
 
 ...Cool...
 
 

Commenter cet article