REACTIONS ? ACTIONS !!!

Publié le par Electron Libre

   ( TRANSLATION for everybody )

Appel à resister au conditionnement sécuritaire de la C.N.U



PARIS (Reuters) 17h20 : Le gouvernement prolonge l'état d'urgence trois mois

President de la Republique ( ? ) française ( Elysée ) 20h :"...C'est une crise de sens, une crise de repères, c'est une crise d'identité ...)

De la lecture aussi ... Beaucoup ...

LA JUSTICE? de letroll2clermont

Philippe Braud - le suffrage universel contre la démocratie. et des news de Lyon de THE LLH

Manif CITOYENNISTE à Toulouse sur INDYMEDIA TOULOUSE

Nous avons reçu cela aussi :

LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
n° 193, parution aléatoire
14 novembre 2005
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AMNISTIE !

Ne chipotons plus, il est plus que grand temps de lancer partout des
comités anti-répression,  anti-lois d'exception, anti-double-peine, et
de populariser la revendication d'amnistie pour les émeutiers et/ou
prétendus tels.
Le masque, au fait, est déjà tombé : s'appuyant sur le décret d'état
d'urgence, le rassemblement hebdomadaire de soutien aus sans-papiers a
été interdit à Paris !

MORATOIRE OU MORT A QUI ?

Bien le bisou
Jimmy Gladiator


Les chiffres d'un match franco-français Rebellion - Etat de Droit :

Depuis le 29 octobre, 2.618 personnes ont été placées en garde à vue et 597 écrouées, dont 107 mineurs.

" CHACUN de nos actes prépare l' Avenir et la situation actuelle est toujours la conséquience d'actes anterieurs pas forcément voulu ... ALORS AGISSEZ ! ! ! "    DESESPERADOS ALBATROS

Appel à Manifestation :

SSANS JUSTICE SOCIAL, PAS DE PAIX

 

La révolte des jeunes dans la plupart des quartiers populaires de l’Hexagone depuis plus de deux semaines, est révélatrice d’une véritable crise sociale attisée par les politiques répressives et sécuritaire et les discrimination en tout genres La mort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois ayant voulu échapper à un contrôle policier est une conséquence de l’escalade sécuritaire développée Ministre de l’Intérieur et soutenue par Chirac et le gouvernement :

- multiplication des contrôles au faciès et des arrestations arbitraires des jeunes des quartiers défavorisés,

- expulsion de familles d’immeubles parisiens dits insalubres, sans relogement,

- “rafles” et expulsion de sans papiers dans les quartiers populaires (Belleville, Barbès ...).

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cette politique sécuritaire, à des fins populistes et démagogiques, se double d’une politique anti-sociale :

baisse des crédits des associations de quartiers, fin des emplois jeunes, démantèlement des services publics, hausse des loyers des HLM, accentuation de la précarité avec les CNE (contrats nouvelle embauche) ...

  Face à une situation sociale d’urgence, le Gouvernement et Chirac n’ont comme seule réponse immédiate la mise en place de l’état d’urgence (loi du 3 avril 1955) pour “museler la contestation sociale” et faire “régner l’ordre public”. 1800 jeunes arrêtés et l’expulsion des jeunes étrangers, voilà les seuls résultats d’une telle politique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 La réponse à cette crise sociale ne passe ni par la répression, ni par la provocation. C’est bien d’une autre politique sociale et économique, en rupture avec les orientations libérales actuelles, que les jeunes et habitants de ces quartiers défavorisés ont besoin.

Par conséquent, nous appelons la jeunesse (jeunes précaires, chômeurs, étudiants, lycéens) à manifestermercredi 16 novembre pour exiger :

 

 

 

 

 

 

 

- la vérité sur les circonstances de la mort de Ziad Benna et Bouna Traoré, et que justice soit rendue.

- l’arrêt des politiques de la criminalisation des populations défavorisées, immigrées et des jeunes des quartiers populaires.

-L’arrêt des incarcérations en séries, les jugements injustes, expéditifs et arbitraires et des expulsions et reconduites à la frontières.

- la rétablissement et l’augmentation massive des crédits destinés aux associations de quartiers.

- l’instauration d’un plan d’urgence pour permettre l’accès à l’éducation, logement, emploi, santé, transports, culture, condition d’une véritable justice sociale.

- le retrait immédiat de l’état d’urgence, la fin de la logique répressive et de la surenchère policière.

MANIFESTATION le Mercredi 16 Novembre 2oo5

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Quelques " SLOGANS "

( Et nous remerçions la communauté overbloguiene pour sa participation )

IL N'Y A QUE LA RACAILLE QUI M'AILLE

 C'EST DRAMATIQUE ... C'EST SARKOTIC

 COUVRE FEU ... DE LA LIBERTE ?

JE SUIS " NOUS "

JE DIS CE QUE J'AI A DIRE !!!

NON AU COUVRE FEU DE NOS LIBERTES

 OUI au RASSEMBLEMENTS jugés " SUSPECTS "

 NON AU CREPUSCULES DE NOS LIBERTES

 soyons realiste...demandons l'impossible !

 Je ne veux ni commander, ni obéir  !

LA RACAILLE AU POUVOIR

 Soyons inventifs ... Surtout festifs !!!

 Je suis suspect....et pourtant je suis né içci ! ! !

 BOOUUUMMMMM ! ! !

VIVEMENT CHIRAC EN GREVE DURABLE

 LA LIBERTE C'EST NOUS QUI LA PAYONS ... C'EST VOUS QUI NOUS LA DEVEZ ! ! !

 La veritable liberté c'est avoir la liberté d'aller a son encontretout

 Ne circulez plus, il n'y a tout à voir

 ni dieu ni maitre, avec nos maitresses amazones déséspérados

 Désolé d'être aussi bêtes

 Dormez tranquille ... Mais apres le couvre feu ... Bonjour le reveille ...

 L'Etat d'urgence est à la république ce que l'anesthésie préopératoire est à l'amputation.

 Tant qu'il y aura de l'argent, il n'y en aura jamais assez pour tout le monde

 Agissons au lieu d'elire, le vrai pouvoir est dans la rue !!!

 Solidarité avec les damnés de la Terre

 Le racisme brille dans la ville des Lumières, c'est ça le capitalisme

 Police partout, justice nulle part

 Nous sommes tous suspects !!!

 Abolissons la démocrasseuse

 anéantissons les nettoyeurs!!!

  Politise tes inquiétudes, tu inquiéteras les politiques

 Agir au lieu d'élire

je n'ose plus espérer, je suis superstitieux

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Et toujours d'actualité ... Nous sommes sur que cela vous est déja arrivé ... :-) ... :

 

lundi 31 mars 2003

On a beau fuir le troupeau, en famille ou au boulot, il nous arrive parfois d’être l’invité surprise d’un repas de blaireaux. Anniversaire, mariage ou enterrement, boulot, ce sont là des traquenards infâmes où rote à voix haute la France qui vote et lit Le Monde ou L’Aberration. Mon dernier traquenard date d’une semaine à peine : un repas de boulot, plein de socialos. Il y avait le prof, ex-PSU, Cfdtistes façon Attac, barbiche et vieux polo. Il y avait le fou du boulot, éternel irresponsable confondant la planète et son nombril. Il y avait le gentil, le méritant, l’autodidacte, militant gauche-gauche, groupie d’Arlette et apprenti yogi. Il y avait l’humaniste, digne et mesuré, sourire de nonne, dégoulinant de compassion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti en sucette au milieu de l’osso-buco. Jusque là, la conversation traînait dans une délicieuse banalité : la météo et le réchauffement, les 35 heures et les vacances, rien que du bon ! Mais le prof, se croyant au boulot, ou se sentant tout à coup habité par la grâce, s’est mis à se soulager la boite à connerie en public : "Bon, oui, tout le monde le sait, Chirac est un truand et les américains sont des salauds, mais il faut reconnaître qu’il y a une violence dans tous les niveaux d’organisation de cette société planétaire qui, primo, engendre la violence, deuzio, développe un sentiment légitime de peur chez les citoyens. Quelle que soit l’antipathie que l’on a pour Bush, Saddam est un boucher, et Sarkosi n’a pas tout à fait tord. Les gens ont peur !". Et encore, là je résume, mais en vrai c’était mieux, plus con, plus socialo, façon PPDA à la télé. L’apprenti yogi emboîta le pas aussitôt, pleurant cette guerre tombant du ciel et ce terrorisme si inhumain. Perte de repère proposa-t-il ? Perte d’autorité répondit le prof. Besoin de morale conclut la nonnette.

 "Et l’anar, qu’est ce qu’il en pense l’anar ?", me balança le prof, "Face à cette violence, face à cette peur, on fait quoi ?". J’avais dans la poche deux trois feuilles rédigées par un copain pour "Le Combat Syndicaliste". Ça parlait de la peur justement. J’ai sorti le brouillon de ma poche et je me suis mis à lire des passages, le sourire aux lèvres, et l’œil assassin. "C’est le retour de la peur ! La peur d’aujourd’hui bien sûr, mais surtout la peur de demain. La peur comme façon de vivre, comme raison indispensable. Qu’ils nous parlent de la violence scolaire ou du cancer du sein, de Ben Laden ou de l’Irak, de marée noire ou de tempête, de chômage ou de faillite, du monde qu’ils détruisent ou des centrales nucléaires qu’ils érigent, ça sent la souffrance, la catastrophe, la mort et la misère. Du Nord au Sud, de ton quartier à la planète entière, de ta vie la plus intime aux aspects les plus sociaux de tes activités, ils sèment sans cesse leurs chiffres de mort, leurs statistiques de violences et de crimes, leurs prévisions de catastrophes, leur discours d’experts mortifères. Gare à ta bouffe, potion à cancer ! Gare à ta bière, sirop de thrombose ! Gare à ton voisin, gueule de terroriste ! Gare à ton quartier, nid à racaille ! Gare aux pauvres, gueules de souffrance ! Gare à la planète, vaisseau de misère ! C’est plus de la vie, c’est de la course à reculons vers la mort. Tout est dangereux, tout est sans espoir, ton futur c’est la mort ! Même l’espoir est devenu dangereux, c’est de la folie qui s’ignore. Ce n’est plus un monde, c’est un mouroir pour nouveaux-nés en sursis". Tu vois ça prof, c’est pas de moi, c’est d’un copain du syndicat, mais c’est ma réponse. Et je peux même de donner la solution à ton problème, c’est la fin du papier du copain.

Et de la même voix inflexible, j’ai repris la lecture, j’ai remis la deuxième couche : "Que peux-t-on espérer à les entendre ? Rien ! Ecoute-les faire chanter, dans les médias, ces tristes oiseaux de mauvais augure, les journaleux. "Le monde est maintenant immuable, l’histoire est morte et la technologie est reine ; la planète est la poubelle de tes excès, la pauvreté du Sud est le prix de ton maigre salaire de nègre blanc, ta retraite s’appelle misère, et le progrès t’offre son avenir radieux : l’euthanasie payée par capitalisation.". Mieux que des flics, mieux que des juges ou des troufions, la peur à elle seule tue ton futur et castre ton présent. C’est contre tout cela que l’on s’insurge, que l’on refuse, que l’on résiste. C’est ce monde là que l’on finira bien par abattre, ne serait-ce que parce que l’on veut vivre et non plus survivre. Ils ont beau distiller leur propagande de croque-morts, nous, on sait que sans l’espoir on est mort, mort vivant, mort debout, mais mort. On ne choisit pas, on ne croit pas, on sait ! On sait que la vie, ce n’est pas le boulot ni la mendicité institutionnelle, ce n’est pas la course au fric ni l’escalade du piédestal ! Et surtout, on sait que le monde n’est pas immuable, que l’histoire a déjà vu briller le soleil des prolétaires, et que tous les systèmes de domination se prennent un jour ou l’autre la patte dans leur propre piège. A leur peur empoisonnée d’un futur personnel et collectif apocalyptique, nous opposons la force de l’espoir. Nous sommes des semeurs de graines d’espoir, des inventeurs de futur. Ils peuvent nous moquer, en rire, en pleurer, dealer avec dieu ou prier le dollar, mais l’anarchie est une idée neuve, et pas seulement une utopie." La nonne en fut toute esbaudie, le yogi tout groggy, et le prof, riche de ses vingt années de défaites syndicales lâcha : "C’est bien, tu as gardé tout ton pouvoir d’indignation !".

La fin de repas fut morose, façon congrès socialo. L’humaniste tenta bien de lancer la conversation sur le championnat des cerf-volant au Touquet, mais personne ne faisait de cerf-volant. Au fond j’avais pas perdu mon temps. Le texte du copain devait être bon car le prof n’avait pas fini son gâteau brésilien. En général, pour couper l’appétit d’un socialo, il en faut. Maintenant j’en étais sûr, ça en ferait un chouette de texte, pour notre journal ! " ...

 

 Nous avons reçu ça aussi :

Des Electrons ROUGES et NOIRS

DESOBEISSANCE ! RESISTANCE !

QUI SEME LA MISERE, RECOLTE LA COLERE

L'Etat, les médias et les donneurs de leçon se plaignent des violences dans
les cités, mais elles ne sont que la réponse à :

- la violence de se voir refuser tout emploi alors qu'on a tous les diplôme
nécessaires mais pas le bon profil ;
- la violence de devoir enchaîner mission d'intérim sur petits boulots,
travail d'esclave payé des miettes ;
- la violence d'être déjà en échec scolaire avant même d'avoir commencé ses
études ;
- la violence de s'entasser dans des taudis parce qu'il n'y a pas de
logements ;
- la violence des brimades policières quotidiennes ;
- la violence du capitalisme qui à coups de publicité nous fait croire que
consommer est le but de notre existence ;
- la violence des promesses non tenues des politiciens et des gouvernants ;
- la violence des profits monstrueux engrangés par les dirigeants des
multinationales ;
- la violence de la production à tout va qui traduit vaille que vaille notre
environnement.

Ce ne sont pas les jeunes qui sont violents, mais c'est cette société. Les
médias, les hommes politiques, les acteurs sociaux nous disent qu'il faut
leur redonner des repères. Mais lesquels ? Ceux de la loi du fric, de la
compétition (et donc de l'exclusion), bref de la loi du plus fort ?

Ces jeunes, ce sont nos voisins, nos enfants, nos sours et frères. Ils ont
raison de se révolter, de refuser de continuer à encaisser sans rien dire.
Certes, on peut toujours discuter des méthodes, mais n'oublions pas les
manipulations et les provocations policières ! N'oublions pas que les écoles
sont aussi un lieu d'exclusion et d'autorité, que les bus se déplacent
surtout que tout salarié aille bosser pour un employeur qui n'a que le mot
« concurrence » à la bouche.

La révolte, c'est ce qui reste à ceux qui n'ont rien. C'est la dignité de
celles et de ceux qui refusent la résignation !

Mais pour ne pas rester sans lendemain, une fois la pression retombée, cette
révolte doit s'organiser, se structurer. Devenir d'abord Résistance, car
aujourd'hui l'ennemi est fort et puissant, puis mûrir et se transformer en
Révolution. Car seul un changement radical de société pourra enfin en finir
avec les injustices causes de nos problèmes actuels.

Groupe Makhno-Cergy de la Fédération Anarchiste et Syndicat Interco Paris
Nord CNT AIT.


Bye Bye ! (mais, où est la porte de sortie ?) sortie ?

 ...Cool...

Publié dans ACTION !

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