LISEZ FINKIELKRAUT A VOIX HAUTE

Publié le par Assos Loi 19o1 YA BASTA

Nous avons reçu ça :

LA LETTRE VERSATILE DE JIMMY GLADIATOR
n° 195, parution aléatoire
27 novembre 2005
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LISEZ FINKIELKRAUT A VOIX HAUTE,

VOUS PUEREZ DE LA GUEULE !

Depuis maintenant une bonne semaine, les communiqués, analyses et
déclarations péremptoires ont remplacé les actions des jeunes émeutiers.
Pourtant la justicerie continue d'aligner, la flicaillerie de se
pavaner et la politicaillerie de microter ses âneries (dernières en
date : la faute à la polygamie et à la chanson).
Et les pseudo-intellos, ex-maos (mais si) mais néo-pensée-unique, de
trébucher dans le racisme le plus éculé. M'enfin, quelles croûtes !

Aussi intéressants soient-ils, les communiqués d'orgas ou
d'associations ne seront pas repris ici. Les tout récents du MRAP de No
Pasaran ou des Sans-Papiers, par exemple. Il y a des sites web, bien
connus, qui s'en chargent. Ou d'autres à découvrir, ainsi celui
d'informations sur les répressions des personnes interpellées suite aux
émeutes de novembre 2005 (<http://atouteslesvictimes.samizdat.net>).

Ce n'est pas ici la fin d'une série de Lettres versatiles sur ce sujet
brûlant (en ses deux acceptions). Lorsque de nouveaux développements de
la lutte sociale se dresseront, nous en serons. Dès la prochaine
livraison, nous reviendrons à la versatilité des sujets évoqués.

Bien le bisou
Jimmy

PS : on peut me demander, pour l'une ou l'autre raison, communication
des Versatiles 182 à 194, sous forme email.

++++++++++++++++++++++++++++++++++

d'Alain Bruhl

Salut Jimmy
A lire les réactions aux événements dits de "banlieues" (banlieue de
quoi, de qui? C'est déjà une manière de dire ailleurs, pas ici, c'est
séparer pour diviser même s'il y a des spécificités partout), il semble
difficile d'écrire quelque chose sans se trouver emporter par les
incantations prophétiques des lendemains révolutionnaires qui chantent
ou du rappel des sempiternelles paradigmes anarchistes, et bla, bla,
bla. Cette "Lettre versatile" est un des rares espaces où un peu de
recul est pris et on peut se laisser aller à la fois aux émotions et
aux réflexions sans se prendre pour un donneur de bonnes leçons
révolutionnaires et sans que ça se transforme en échanges d'insultes
(voir les "commentaires" désolants sur Indymedia ou certaines listes
militantes). C'est ce qui m' a donné l'envie de prendre du temps (et il
en faut) pour aussi me mettre à participer à cet échange d'émotions et
de réflexions.
Bien sûr que c'est une révolte de classe, des "classes dangereuses",
même si les médias font en sorte de la brouiller par la façade de
l'ethnicité, de la religion, dont ces révoltés sont les premiers à s'en
foutre pour la grande majorité.
Mais l'affirmation d'un soutien inconditionnel aux émeutiers de
beaucoup d'entre nous semble d'autant plus obligatoire qu'il masque
notre propre impuissance à agir sur les événements, habités par nos
frustrations nostalgiques au spectacle de l'émeute, qu'on aimerait
émancipatrice comme celles de notre lointaine jeunesse (pour les plus
vieux), ou celles  phantasmées pour les plus jeunes.  Que, pour sa
part, l'Etat réagisse avec la plus grande violence et la plus grande
répression, celles frôlant le possible "tolérés" par le minimum de
façade démocratique dont le système a besoin pour se sentir légitime,
rentre parfaitement dans sa logique d'Etat. S'en offusquer est se faire
encore beaucoup d'illusions sur le rôle de l'Etat, garant de l'ordre
social et de la bonne marche des affaires. Ce qui m'attriste le plus
est l'absence inquiétante de réponse collective de la mouvance
libertaire face à cette situation. Aucun appel clair et publique à des
rassemblements de solidarité contre la répression, contre l'Etat
d'urgence, dénonçant justement l'Etat et ce système pour ce qu'il est :
l'ordre capitaliste à maintenir coûte que coûte. Que font la FA, la
CNT, pour ne parler que d'elles? Des déclarations de principe et...
leur signature au bas d'un appel de toute la gauche social-démocrate
qui nous refait le coup du Front républicain. Y-a-t-il une mémoire, une
histoire? C'est à se demander. Bien sûr à défaut d'autre chose on peut
s'y retrouver à ces manifs (c'est ce que beaucoup d'entre nous ont
fait) en essayant de ne pas s'y noyer, d'y apparaître autrement. Une
simple pancarte ou un autocollant perso permettent d'y avoir une
expression autonome. Mais c'est un bien maigre pis-aller. Si on y a
été, la rage et la tristesse au corps, c'est parce qu'il n'y a rien eu
d'autre comme opposition à ce qui se passe de très grave en ce moment.
(Du moins à Paris, je sais qu'à Toulouse il y a eu des manifs
quotidiennes contre le couvre-feu). Quand on voit aussi les nombreuses
réactions et actions de solidarité à l'étranger il y a de quoi avoir
honte de notre inaction (même si eux aussi phantasment beaucoup sur le
sens politique des émeutes). Dans quel état est le mouvement libertaire
pour être aussi impuissant à agir, y être incapable d'y faire entendre
un autre discours, permettant un début de prise de conscience parmi ces
révoltés? Car il ne faut pas faire non plus d'angélisme, même s'ils  ne
sont pas uniformes dans leur pensés et actes, la plupart n'ont pas la
moindre notion que c'est une révolte de classe qui s'opère là. Et pour
en avoir vu opérer certains lors de manifs lycéennes ou dans mon
quartier il est désespérant de constater l'absence de possibilités de
discussion et la violence des agressions gratuites dont sont capables
certains, qui ont très bien intégrés, d'ailleurs, les pires valeurs
capitalistes, hiérarchie, consommation, loi du plus fort, machisme. On
peut se consoler en sachant que la conscience se construit et s'affine
dans l'action, et c'est là qu'on peut peut-être trouver un espoir dans
cette révolte,  mais en attendant on en est là. Je veux bien chanter
"C'est la racaille et bien j'en suis!", en rappelant le chant de la
Commune, "C'est la canaille, et bien j'en suis!", mais à cette époque
la canaille avait une réelle conscience de classe. On en est loin
aujourd'hui (ce n'est pas une critique, ce n'est qu'un constat!).
Malgré, je dirais depuis autour de 1995, un renouveau des idées et des
pratiques libertaires, conscientes ou non, on ne semble avoir aucune
possibilité d'agir collectivement sur le fascisme rampant qui
s'installe tout doucement.  Il serait urgent d'en chercher les raisons.
La faute n'en vient pas toujours aux autres. Tous les acquis sociaux
sont détruits un à un, inexorablement, et on y peut pas grand chose,
même si on est quelques-unEs à résister dans notre coin (avec notamment
l'exemple du 9e collectif des sans-papiers, des petits collectifs de
solidarité aux luttes, type Accor, etc.,  de certaines luttes
syndicales, des squatts politiques, mais qui trouvent leurs limites par
la faiblesse de leurs effectifs, leur spécificité et... leur peine à se
développer malgré leur dynamisme). Pourtant la conscience de cette
dégradation existe chez une grande  majorité de gens autour de nous,
personne n'étant épargné par le rouleau-compresseur capitaliste. C'est
un peu décousu tout ça, et un brin pessimiste, mais c'est l'état du
moment et au moins l'occasion d'essayer de sortir de l'isolement et de
chercher des solutions, des façons d'agir ensemble. Déjà en ne laissant
pas seuls les centaines d'emprisonnés, mais, là encore, au-delà des
proclamations de principe sur l'amnistie et leur libération, que faire
concrètement pour que cet échange se poursuive à travers les murs des
prisons?
Au moins continuons à faire circuler le maximum d'infos et de
réflexions par tous les moyens. Merci à la "Lettre versatile".

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++



 

 

 

 

 

 

A propos de l' Education soit disant Nationale :

 http://racehumaine.blogspot.com/2005/11/les-trains-de-licenciements-des.html

 

Et encore:

http://reseaudesbahuts.lautre.net/

 

A ce propos, nous avons aussi reçu ça :

 

Couvre-feu sur la nuit sociale

interpellation des collectifs du 29 mai...



L'activation des dispositions de la loi 1955, en clair " l'état d'urgence " contre les banlieues, est prorogée pour une durée de 3 mois. Rappelons-le : cette loi permet à tout préfet d'instaurer le couvre-feu dans tout ou partie du département, d'y interdire les réunions, les manifestations, les films et les spectacles susceptibles de troubler l'ordre public. Elle permet de fermer cinémas, théâtres, cafés, salles de réunions, d'ordonner l'interdiction de séjour et d'assigner des personnes à résidence. La loi donne le droit de perquisitionner jour et nuit, de contrôler l'information écrite et audiovisuelle. Ces pouvoirs d'exception, accordés initialement douze jours jusqu'au 21 novembre, sont renouvelables par le Parlement, et extensibles, pourquoi pas, jusqu'au transfert de pouvoirs exceptionnels au Président de la République prévu par l'article 16 de la Constitution. A ce jour, l'état d'urgence n'avait été appliquée qu'en Algérie, pendant la guerre d'indépendance et à Paris en octobre 1961 avec les résultats que l'on sait. La droite au pouvoir n'avait pas osé l'instaurer en mai 68.

Et nous sommes paralysés tant est impressionnante la brutalité gouvernementale administrée.

Le sentiment d'impuissance attesté par notre passivité collective marque notre assujetissement.

La réponse, démesurée au regard des évènements, ne relève pas d'une simple gesticulation du gouvernement entraîné par le ministre de l'Intérieur. Nicolas Sarkozy tire profit du vide politique laissé par une gauche officielle en lambeaux. Il profite aussi de l'effacement du Président de la République. Le nouveau chef incontesté de la droite dispose à la fois d'un appareil politique - l'UMP et sécuritaire. La voie est royale pour prendre le pouvoir. De fait, le ministre de l'Intérieur est bien placé pour manipuler la presse et instrumentaliser la police. Il use à volonté du choc des mots, des formules et des médias dans sa campagne de communication, comme en témoigne sa petite promenade dans les quartiers d'Argenteuil, parfaitement organisée et préméditée. Cet ordre de bataille conforte la droite qui resserre les rangs et ne trouve rien à redire à l'état d'urgence. Or, malgré les séismes électoraux en faveur de l'opposition, " la gauche " peine à s'exprimer en dépit de la gravité des évènements. Il y a bien eu des communiqués sur l'état d'urgence. Mais le dernier bureau national du PS est resté profondément divisé : les " Hollandais " ont approuvé l'état d'urgence, les minoritaires, dont les maires de Seine-Saint-Denis, se sont prononcés contre. On ne joue impunément avec les mesures d'exception!



Surveiller et punir

Cette situation est dangereuse, car Sarkozy est en train d'activer le racisme supposé ou latent pour diviser profondément les classes populaires. Sur quelle autre information, si ce n'est le délit de faciès, la police parisienne pouvait-elle interdire les attroupements dans la capitale ce 12 novembre? Les étrangers arrêtés, en situation régulière ou pas, seront expulsés sans délai. Le ministre de l'intérieur veut ancrer la peur, faire des Africains et des Maghrébins des boucs émissaires pour dévier la colère sociale, créer un climat de guerre civile propice à une prise du pouvoir. Cette stratégie n'a rien d'originale, à l'instar des conflits ethniques ou religieux qui agitent de nombreux pays. Pour compléter le tableau, les experts en tous genres jettent la responsabilité des troubles sur la démission des parents, en particulier les familles mono-parentales. Peu importe, l'ordre moral progresse.



Déni social

On a presque tout dit sur la laideur et la déshérence des cités péri-urbaines. La transformation du logement en rente immobilière a été poursuivie par la gauche au pouvoir, sourde aux contestations des associations.

L'apartheid des banlieues mérite mieux que les hésitantes condamnations d'une partie de la " gauche " incapable d'exiger la levée d'un dispositif inique et de décréter une mobilisation générale pour dénoncer le parcage des plus démunis dans un dispositif social-sécuritaire qui opère par le mépris et le déni des causes structurelles de la pauvreté.

En dépit du discours de surface " républicain égalitaire ", maintenu par sa seule vertu rhétorique, le démantèlement des services publics et des services sociaux s'est accéléré. La prestation de services " différenciée " selon des zonages géographiques et des populations : " quartiers difficiles ", " classes dangereuses "... marque l'individualisation de l'action publique.

Supprimées il y a 3 ans, la restauration ces jours-ci de certaines subventions au profit des associations travaillant dans les quartiers péri-urbains, est due au fait du prince et non à l'exercice de l'intérêt général.

La politique de l'éducation comprise seulement dans sa perspective économique; une fourniture de service, illustre cette orientation jusqu'à la caricature et sonne le glas de l'école pour tous, obligatoire, gratuite et émancipatricee. Le référentiel néo-libéral est ici fin et moyen. Ce que l'European Round Table of industrials ( ERT, lobby d'affaire très influent en matière d'éducation) a rêvé, de Villepin le réalise : "améliorer la richesse et la diversité de la formation et de l'éducation pour fournir aux économies européennes toutes les compétences nécessaires pour une industrie efficiente et compétitive". Ainsi, " l'émancipation sociale des sujets apprenants " et "leur incorporation au complexe techno-économique capitaliste " passe par la spécialisation précoce et la multiplication de filières de relégation. Le peuple n'est plus éducable!

L'importation de la tolérance zéro et de son "volet social"; " la discrimination positive ", en dit long sur le seul mode " d'intégration " désormais proposé aux indigènes : la promotion individuelle au détriment de solutions collectives humaines et durables.

La politique a changé de nature et son exercice est " devenu une affaire d'intendance ".

Face au démantèlement de l'Etat et l'organisation à tous les échelons d'une entreprise de confiscation et d'enfermement sans précédent, l'Appel des 200 a su impulser, à l'occasion de la campagne référendaire, une leçon de " saine politique ". Au Traité établissant une Constitution pour l'Europe, il a opposé l'exercice éclatant de la souveraineté populaire. Ce moment politiquement constituant appelle des suites à la hauteur des enjeux.

Pour répondre du vote populaire du 29 mai, nous interpellons les collectifs du 29 mai pour l'exercice d'une plus grande cohérence des critiques et des actions.

Sommes-nous, en dépit des intimidations médiatiques, capables d'affirmer notre solidarité sans faille avec tous les mouvements sociaux sans distinction?

Derrière les protestations les plus classiques du monde salarial, derrière les révoltes politiques - depuis décembre 1995 jusqu'à la sédition des banlieues - il y a une totale unité des causes : les mêmes effets de destructions sociales liées à la mondialisation et à la paupérisation délibérée des services publics, et surtout, le même autisme d'une classe politique fondamentalement complice, en dépit des facéties de l'alternance.

Si les salariés de Cellatex, de Moulinex ou de la SNCM, tout comme les jeunes des banlieues, doivent en venir aux extrêmes pour se faire entendre, sur qui ces comportements instruisent? Salariés et jeunes de nos cités, identiquement, sont en révolte contre des promesses ressassées, jamais tenues et un mode de non être des gouvernants aux gouvernés.

A l'heure actuelle, le pacte républicain de la Résistance est enterré. L'heure est à la disparition des services publics que ce soit par leur privatisation, lorsque les entreprises sont rentables (autoroutes, Edf, France Télécom.) ou leur disparition pure et simple, par la suppression de crédits. La rigueur budgétaire imposée par Bruxelles est en train de vider les missions de service publics de tout contenu. Cela hypothèque sérieusement les marges de manouvre des pouvoirs locaux et nationaux. Derrière cette logique, se profile l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) aggravé par la Commission européenne via la directive relative aux services dans le marché intérieur (dite Bolkestein).

La situation est dangereuse, il y a urgence.

" Le sécuritaire est le stade suprême du capitalisme "

Il est temps de stopper la dérive totalitaire du gouvernement.

Il est temps d'arrêter la destruction programmée des services publics par une contestation à la mesure des coups portés au droit à l'existence et à nos libertés fondamentales.

" Il n y a d'autre voie que celle de la publicité s'il s'agit pour un peuple entier d'exposer ses doléances "


Si d'autres mondes sont possibles, ils ne peuvent se réduire à une attente. Le non de gauche a ouvert une brèche et levé d'immenses espoirs. Il permet objectivement de reconfigurer la donne politique. Saurons-nous l'amplifier comme " une marque d'entrée dans un devenir " instruit et fondé sur la radicalité de nos espérances... Tel est l'enjeu de nos retrouvailles les 3 & 4 décembre à Paris.

 

A propos d’Alain Finkielkraut :

http://www.oulala.net/Portail/breve.php3?id_breve=977

 

Et puis, en vrac :

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2018 de Oulala.net

 

De Fil Info France :

SUISSE : Après les révélations dimanche du quotidien zurichois "Sonntagszeitung", selon lesquelles l'agence de renseignements américaine, CIA (Central Intelligence Agency) a fait transiter clandestinement par la Suisse des suspects de terrorisme, par 27 vols privés ayant traversé l'espace aérien suisse en 2003 et 2004 et qui auraient atterri à 3 reprises en Suisse, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Carine Carey, a sommé les Etats-Unis de "s'exprimer au sujet de ces allégations".

CANADA : Ouverture ce lundi 28 novembre 2005 à Montréal et jusqu'au 9 décembre 2005, en présence d'environ 9 000 représentants de gouvernement, du monde des affaires et de la protection, de l'environnement, de la première réunion des 156 Etats parties au Protocole de Kyoto et de la 11e Conférence des 189 Etats Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). Selon un communiqué de l'ONU, "les Etats parties à la Conférence devraient lancer un programme de travail quinquennal sur l’adaptation aux impacts inévitables du changement climatique qui affectera surtout les pays en développement. La Conférence formulera aussi les mesures à prendre pour protéger le climat mondial." Les Etats parties au Protocole de Kyoto "devraient se mettre d’accord sur des mesures visant à renforcer le mécanisme pour un développement propre, un instrument qui, en vertu du Protocole, appuie les projets de développement durable réduisant, dans les pays en développement, les émissions de gaz à effet de serre. Aux termes du Protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février 2005, plus de 30 pays industrialisés se sont engagés à fixer, pour la période 2008-2012, des cibles concrètes et juridiquement contraignantes sur la réduction des gaz à effet de serre."

Et puis aussi de Millebabords avec la participation de AtinaChile

http://www.atinachile.cl/drupal/index.php?q=node/1235

Au Chili, ils vont détruire un glacier pour exploiter l' OR .


 

 

 Eléments d'information :
- Pascua-Lama est un projet d'extraction d'or (et secondairement, d'argent
et de cuivre) géré par l'entreprise canadienne Barrick Gold. La mine à ciel
ouvert serait située à près de 5000 mètres d'altitude, à la frontière entre
le Chili et l'Argentine, sur la Cordillère des Andes, et la construction du
chantier "nécessiterait" le déplacement de 3 glaciers.
- Les experts déclarent qu'il est impossible de tenter de déplacer un
glacier sans le détruire. Il n'y a pas de précédent dans le monde d'un plan
d'intervention protégée des glaciers (« plan de manejo de glaciares »), ce
concept utilisé par la Barrick Gold n'a aucune rigueur scientifique.
-  L'entreprise Barrick se propose d'utiliser un procédé comportant du
cyanure et d'acide sulfurique (lixiviation) pour l'extraction de l'or dans
la mine à ciel ouvert, ce qui produirait un haut degré de contamination aux
conséquences graves et irréversibles sur la qualité de l'eau nécessaire à la
survie et au travail agricole de la communauté.
  - Dans cette région il y a des communautés descendant de la culture
indigène diaguita, dont les droits sont déjà violés par une vente illégale
de leurs terres à l'entreprise minière (une procédure judiciaire a été
présentée en 2001 à ce sujet) et qui, par l'effet de la contamination des
eaux, seraient condamnées à l 'extinction.

Visionnez un diaporama à l'adresse suivante:
 
http://www.cs3r.org/show.php?id=522

 

  ...Cool...

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