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Publié le par Assos Loi 19o1 YA BASTA

 

 

 

 

A propos de Chavez ... Un article de J.L Melanchon ( ??? )

Montpellier ... Police Politique ?

Histoire chimique d’une tarte aux cerises de supermarché

Et puis ...                                                  

Nous avons aussi reçu cela ...Rigolo ...

La police (et la gendarmerie aucune différence n’est faite dans cet article
entre ces deux corps de l’Etat qui ont la même fonction) fait la chasse à sa
propre image sur les sites internet et sur tout ce qui peut constituer un
vecteur de communication. Les syndicats de policiers sont soucieux de
préserver
l’anonymat des fonctionnaires de police qui font leur métier dans la rue.

Etrange attitude de la part d’une institution qui se proclame républicaine et
garante des libertés publiques.

Pourquoi la police a peur, ou aurait peur, de sa propre image?

La plupart des sites internet et journaux se sentent obligés, sous la
pression,
de « flouter » les visages des policiers en action. Mais que craignent les
policiers? D’être reconnus? Et alors ! Par qui? Par celles et ceux qu’ils
arrêtent, qu’ils contrôlent... mais ils le font à visage découvert. Par leurs
voisins? Leurs familles? Leurs enfants? Le citoyen Lambda? Mais pourquoi?

Peut-être s’agit-il d’un excès de timidité, d’humilité de la part d’un corps
d’élite, à l’Histoire prestigieuse et sans tâche, totalement dévoué à la
population et qui souhaite en toute humilité remplir sa mission dans un
anonymat quasiment monastique? Peut-être. C’est une hypothèse à ne pas
exclure.
Mais un fait pourtant me fait douter de cette hypothèse : c’est l’agressivité
déployée à l’encontre de ceux qui s’obstinent à obtenir des documents filmés
sur les pratiques policières. Cette attitude agressive cadre mal avec
l’humilité d’une mission. Alors ?

Alors, le mystère reste entier.

Certains individus assurément malfaisants et suspicieux affirment que la
police
se livrerait à des pratiques parfaitement contradictoires à l’éthique
républicaine tel que tabassages, interrogatoires musclés, « contrôles
ethniques
» accompagnés de propos racistes, etc... ce qui expliquerait que les policiers
ne veulent aucun témoin, aucune preuve. Mais honnêtement qui peut croire de
telles fables?

Aucun policier n’a jamais reconnu de tels faits. Jamais leurs syndicats n’en
ont fait état. Nous avons pour preuve du caractère parfaitement diffamatoire
de
telles allusions les propos tenus par tous les ministres de l’Intérieur qui ne
manquent pas une occasion de louer l’esprit de responsabilité et de modération
des policiers. Nous avons pour preuve la parole même des policiers
assermentés,
porteur d’une parole officielle et donc forcément exacte. Nous avons également
pour preuve le fait que les policiers portent systématiquement plainte contre
les délinquants qui n’hésitent pas à les agresser... ces plaintes étant
d’ailleurs souvent consécutives à des violences qui nécessitent des arrêts de
travail pour cause de blessures. Et puis les enquêtes sur la Police sont
menées
par... la Police ce qui est évidemment une garantie absolue de neutralité et
d’objectivité. Enfin, la Justice qui plus est, institution parfaitement
indépendante comme chacun sait - rendue au nom du peuple, qui innocente quasi
systématiquement les policiers, apporte la démonstration au fait qu’ils ont
une
conduite exemplaire et exempte de toute dérive anti républicaine.

Alors ? Alors on ne comprend pas.

Jamais des maçons au travail, des coiffeurs, des barmans, des infirmières, des
enseignants ne se sont opposés à la diffusion de leur image. Jamais les
pompiers n’ont fait obstacle à la diffusion des images de leur mission. La
situation est d’autant plus curieuse qu’il n’existe pas des « films pompiers »
ou des « films enseignants », ou des « films infirmiers », alors qu’il existe
abondamment des « films policiers ».

La fiction de la mission policière fait l’objet d’un art alors que la mission
policière réelle doit rester dans le secret. Curieuse démarche.

Il existe, et c’est à noter, des « chiens policiers » mais il ne viendrait à
personne l’idée de « flouter » l’image d’un chien policier. Alors?

Cette aversion policière pour l’image est comparable à celle des « stars » de
cinéma qui essayent d’échapper aux paparazzi. Leur popularité, si elle les
sert, dans une certaine mesure dans leur métier, doit à la longue peser sur la
vie quotidienne de la personne « pourchassée » par les photographes. Pourtant,
à y regarder de prês, les photographes de policiers ne se sont jamais
intéressés à leur vie privée, aventures conjugales et autres frasques
domestiques. Et puis lorsque l’on photographie un policier surveillant une
plage ou participant au secours en montagne, il ne s’oppose jamais au
photographe, bien au contraire.

Alors ? Alors le mystère s’épaissit.

Le policier fait-il la différence entre ses différentes missions? Y en
aurait-il qui seraient nobles et d’autres pas?

Peut-être une piste pour comprendre. Mais alors y aurait-il des fonctions
policières et républicaines respectables et d’autres non? Et quels sont les
critères qui feraient la différence? On ne m’a jamais parlé, et on ne parle
jamais de cela dans les cours d’instruction civique.

Virer des chômeurs d’un local occupé, frapper des grévistes qui défendent leur
emploi, traquer des sans papiers,... serait-il moins noble que surveiller une
plage?

C’est une question qui n’est jamais posée, et surtout à laquelle le pouvoir et
ses policiers ne répondent jamais... mais on ne peut pas penser à tout.

Le droit à l’image de la police dépendrait-il de la nature de la mission? Plus
on peut photographier, plus c’est noble, moins on peut, moins ça l’est?

Pourtant dans tous ces cas il s’agit du respect de la loi, de la loi
républicaine, de la loi démocratique. Cela voudrait-il dire que, dans certains
domaines, les conditions pour assurer le respect de la loi ne seraient pas
conformes avec l’éthique républicaine et au respect des Droits de l’Homme?
Voilà une intéressante question. Parce que cela voudrait dire également, et
surtout, que cette même loi, pour être respectée, pour la faire respecter, on
viole la dignité des personnes et que donc cette loi n’est que l’_expression
de
rapports sociaux inégalitaires. Mais cela n’est pas possible puisque la « loi
c’est la loi », elle est unique dans la définition et la référence aux
principes de « Liberté-Egalité-Fraternité » dont justement les policiers sont
les garants. Alors ?

Alors, il faut raison garder Tout ce raisonnement n’est bien sûr que pure
spéculation. Il nous conduit à des conclusions aberrantes dans un système
démocratique.

Conclusion : c’est par simple modestie que les policiers refusent d’être
photographiés au cours de leurs missions.

De : Patrick MIGNARD

 ... Cool...

 

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