QUE FAIT LA POLICE ?

Publié le par E.L, etc ...

OBSERVATOIRE des libertés publiques ( Source Samizdat )

 

EXTRAITS

Trouble du comportement

Ces derniers mois, Nicolas Sarkozy s’est lourdement inquiété du comportement mental des enfants, dès l’age de trois ans, Grave problème, s’il en est. Qu’il nous soit permis de faire un utile retour sur le passé. S’il était possible de consulter le carnet de santé du petit Nicolas, et de noter la fréquence de ses crises de nerfs, cela ne manquerait pas d’intérêt. De la même façon, il serait curieux de savoir comment il trépignait avec ses pieds lorsque ses parents refusaient de céder à ses caprices. A l’âge de vingt ans, jeune affilié au parti gaulliste, secouant son abondante chevelure, il tapait déjà du poing sur la table pour affirmer son ambition naissante, et sa volonté de faire sa place dans la jungle politique. Celui qui s’est risqué traiter les jeunes des cités de “racailles”, tout en évoquant ces quartiers qu’il fallait passer au “Karcher”, régurgite sans doute ses rages d’enfant gâté. L’ennui, c’est qu’au lieu de terroriser ses proches, comme jadis, l’actuel ministre de 1′ intérieur déchaîne ses colères contre des pans entiers d’une population qu’il ne cesse de fragiliser. Si l’on s’était intéressé plus tôt à la nature des colères froides du petit Sarkozy -vers 1957- peut-être ne serait-il pas devenu le vibrion incontrôlable que l’on connaît, en 2006. Si l’on avait alors calmé ses cauchemars de bambin avec quelques cuillers de Phénergan, ce fils d’immigré hongrois, devenu Français à l’excès, n’éructerait peut-être pas constamment sa haine contre ceux qui n’ont pas eu le loisir de s’intégrer, comme lui, au point d’ambitionner la magistrature suprême.

Maurice Rajsfus

 

Autocritique ?

Le 11 avril 2006, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) présentait son bilan 2005. 0n y apprenait que les sanctions envers les policiers déviants ont augmenté de 14,5 % de 2004 à 2005. Les Conseils de discipline ont procédé à 24 mises à la retraite d’office, 123 révocations et 149 exclusions graves (de trois mois à dix ans) et retrogradations ont été prononcées, Parmi les policiers incriminés figuraient 8 commissaires et 144 officiers. Fort bien, mais nous ne connaîtrons jamais les détails des forfaits : brutalité, assassinat, racisme, vols, attaques à main armée, faux et usage de faux, viols également. (D’après, Le Monde,13 avril 2006)

Tricheurs

En février 2003, suite aux épreuves du concours de gardiens de la paix, il y a suspicion de fraude. L’enquête, conduite en interne par l’IGS, suivie d’une enquête judiciaire, conduit à la mise en examen de trois fonctionnaires du service de recrutement, en février 2006. Cette information nous arrive bien tardivement - il faut bien le temps de la réflexion. Ne pas oublier non plus qu’en mai 2005, les épreuves écrites du concours de commissaire de police avaient été annulées après la découverte d’une fraude avérée. Drôle de monde, curieuses mœurs. (Source, Libération, 27 avril 2006)

Une bonne ANPE

A la mi-mai, nous avons appris que plus de 9 000 emplois de gardiens de la paix étaient à pourvoir en urgence. Pour concourir, avec une date limite fixée au 29 mai, il était nécessaire de posséder le baccalauréat ou un diplôme équivalent, être de constitution robuste, et autres qualités comme la possession d’un casier judiciaire vierge. Les récipiendaires subiront une série d’épreuves écrites, le 6 septembre, dont une dissertation de trois heures sur un sujet d’actualité, ainsi qu’un questionnaire de culture générale pour évaluer leur profil psychologique. Suivra une seconde série d’épreuves, le 2 novembre et le 1er décembre, avec un entretien psychologique de vingt-cinq minutes. (Il faut admirer cette précision). Tout cela devant être de bon augure, sauf que rien ne nous est dit sur l’attente des examinateurs. Comme il ne faut rien négliger, et espérer appâter les bacheliers chômeurs, les candidats doivent savoir qu’ils seront rémunérés 1 242 euros par mois durant une formation d’une durée de douze mois. Au terme de leur scolarité, les gardiens de la paix stagiaires percevront 1 616 euros par mois. (Source, Métro, 22 mai 2006)

 

Commenter cet article