Soutien à Roland Veuillet

Publié le par E.L, etc ...

RAPPEL des FAITS

J’ai été muté d’office de Nîmes à Lyon en septembre 2003 : « en raison d’un comportement (sic) portant atteinte au bon fonctionnement d’un établissement scolaire et, mettant en danger la sécurité des élèves ».

Pourtant j’étais en grève reconductible (préavis déposé) avec les surveillants de mon lycée en janvier de cette année là. Je me suis aussi opposé à la décision illégale du proviseur Deharo (grand chef du SNPDEN) qui voulait faire remplacer les grévistes par de grands élèves en situation précaire.

Toute grève porte atteinte au « bon fonctionnement » d’un service. Quant à la sécurité des élèves, c’est l’Administration qui l’a bafouée, en cherchant à créer des incidents (et des accidents) pour les reprocher ensuite aux grévistes. (il n’y en eu pas…)

Rappelons aussi que le recteur Marrois justifie par écrit cette sanction, en me reprochant « mes interventions intempestives en Conseil d’Administration du Lycée ». Pourtant j’étais élu des personnels dans cette instance et ce qui m’est reproché, c’est d’avoir dénoncé l’introduction du MEDEF dans l’établissement (notamment par la ratification frauduleuse d’une supposée convention de la Plate-forme Technologique - cache sexe du patronat à l’école -).

Roland Veuillet

Roland Veuillet a terminé son 19ème ARBITRAIRAthon, samedi 26 août, en ayant traversé le Lac Léman le long des côtes françaises, en 4 jours : 45 km de St Gingolph (frontière Est) à Chens le Pont (frontière Ouest). Mais en l’absence d’une autorisation des Autorités Suisses, il n’a pas pu effectuer comme prévu, la traversée Evian-Lausanne (franchissement illégal de frontière : jusqu’à un mois de prison et 50 000 Fr./ Suisse d’amende…).

Ce nouvel ARBITRAIRAthon s’inscrit dans le prolongement des 18 précédents, effectués en course à pieds (15 000 kms parcourus ainsi, en 3 ans, à chaque vacances scolaires). Par cette forme d’action, Roland tient à rappeler qu’il subit toujours et encore, une sanction anti syndicale prononcée contre lui, pour fait de grève : Il a été muté d’office en 2003 de la façon la plus arbitraire, de Nîmes à Lyon (300 km), par le ministère de l’Education Nationale, qui persiste trois ans après à maintenir cette mesure disciplinaire infondée (Avis prononcé par le Conseil Supérieur de la Fonction Publique le 25 janvier 2005).

Mais le syndicaliste enseignant qu’il est ne se résigne pas à accepter cette cabale montée de toutes pièces pour briser une grève, et casser un élu des personnels. Depuis trois ans, il se bat avec acharnement pour faire annuler complètement cet acte inique de répression anti-syndical caractérisé. Ainsi, par la répétition systématique d’actions endurantes, Roland Veuillet tient surtout à démontrer sa ferme détermination et, sa capacité à aller jusqu’au bout, pour que le Ministère de l’Education recule, et reconnaisse officiellement que c’est le Proviseur De Haro et le Recteur Marrois qui sont en faute dans cette affaire, en imposant que les Surveillants grévistes du Lycée Dhuoda de Nîmes soient remplacés par des élèves en situation précaire. Roland, lui, a agit en syndicaliste responsable, en faisant respecter le Droit de Grève.

PLUS D’ INFOS :

http://perso.wanadoo.fr/sudeduc30/sommaire.htm

http://sud-arl.org/rubrique.php3?id_rubrique=15

http://roland-veuillet.ouvaton.org/arbitrairathon.htm

 

 

Autre combat :

Albert Lévy magistrat au tribunal de Lyon, membre du Syndicat de la Magistrature et de la LDH, est renvoyé de nouveau devant la 17e chambre (chambre de la presse) du TGI de Paris, les 9 et 10 octobre prochain à 9 h.

Un appel à rassemblement en soutien à Albert Lévy, devant le palais de justice de Lyon (rue Servient), le 9 octobre à 18H, est lancé.

Albert LEVY est mis en examen pour violation du secret de l’instruction dans une affaire qui remonte à 1998. A l’époque, Albert Lévy était substitut à Toulon, chargé notamment du grand banditisme dans un ressort géographique, le Var, marqué par les liaisons entre la pègre et certains personnages politiques, et ce dans le contexte d’une municipalité tenue par le Front national ; cible régulière de l’extrême droite, Albert Lévy avait également fait l’objet de menaces de mort qui n’avaient eu aucune suite judiciaire ; il subissait enfin les attaques du préfet Jean Charles Marchiani qui avait relayé auprès des autorités judiciaires locales son désir de se débarrasser de ce magistrat devenu selon ses propres termes un "trouble à l’ordre public".

Depuis maintenant 8 ans, Albert LEVY fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir, selon l’accusation initiale, remis à un journaliste un procès verbal d’audition mettant en cause le F.N. dans la gestion des cantines scolaires de Toulon. Dans cette affaire Jean-Marie Le Pen s’est constitué partie civile.

L’annulation, en 1999, par la cour d’appel de Paris, de la plus grande partie du dossier d’accusation et, par voie de conséquence, de la mise en examen d’Albert Lévy, a été suivie d’une nouvelle mise en examen par la juge d’instruction, parfaitement arbitraire puisque intervenant dans un dossier vide de toute substance. Après cette ordonnance de renvoi en 2003 - sanctionnée par une annulation partielle par le tribunal correctionnel de Paris en mai 2004 que confirmera en partie la cour d’appel - une nouvelle ordonnance de renvoi vient d’être prise à l’encontre d’Albert LEVY le 20 mars dernier, sans aucun élément nouveau ni débat contradictoire permettant à Albert Lévy de faire valoir ses arguments !

Depuis 8 ans, un dossier vide avance, poussé par une étrange logique incitant les magistrats chargés de ce dossier à tenter de sauver des bribes d’accusation pour faire oublier sans doute les anomalies de cette procédure et l’acharnement d’une magistrate dont les méthodes avaient défrayé la chronique.

Soumis à une garde à vue précédé d’une interpellation et d’une perquisition à son domicile le dimanche 6 septembre 1998, Albert Lévy était examiné par un expert psychiatre insinuant que ce magistrat voyait des fascistes partout, concluant sa visite par un certificat décrivant un homme qui "se perçoit comme le défenseur des valeurs républicaines dans un environnement corrompu". S’appuyant sur cette savante expertise, la juge plaçait Albert Lévy sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre au tribunal et obligations de soins psychologiques. Dans ce cadre, un nouvel expert osait interroger Albert Lévy sur "son seuil d’intolérance à l’antisémitisme".

Durant cette procédure interminable qui dépasse à présent les délais admis par la cour européenne des droits de l’homme et qui permet de maintenir un magistrat dans une situation professionnelle insoutenable, Albert Lévy a subi une série d’injures antisémites. Celles de l’avocat général à de la cour de cassation Terrail, qui parodiant les attaques de Jean-Marie Le Pen contre Michel Durafour, allait écrire dans le bulletin de son association : "Tant va Lévy au four, qu’à la fin il se brûle", celles du journal Minute qui le présentera en costume de déporté en fustigeant le "juge rouge" !

Aujourd’hui, les tribunaux, qui se révèlent chaque jour plus incapables de juger les faits de corruption les plus graves, condamnent sans véritable garantie de procédure, les pauvres, les exclus, les marginaux, à de lourdes peines. C’est ce contre quoi s’élève inlassablement Albert Lévy ! C’est cette détermination qui lui vaut la haine de l’extrême droite et de certains acteurs de l’appareil judiciaire qui cherchent depuis huit ans à l’éliminer par tout moyen.

Signataires : Syndicat de la Magistrature - Syndicat des Avocats de France - L.D.H. - M.R.A.P. - AGIR pour les droits de l’Homme - F.S.U. - Solidaires Rhône - CFDT interco justice - Collectif Action Sociale CGT du Rhône - SOS racisme - ATTAC Rhône - Ras le Front 69 - Hippocampe - A Gauche Autrement - Les Alternatifs - Les Verts- LCR - PC - PS.

I A L A
Informations-débats (pour les) Anti-autoritaires de Lyon et Alentours
IALA@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/iala

 

Publié dans JUSTICE

Commenter cet article