Oaxaca Mexico ...LA RÉVOLUTION SERA-T-ELLE TÉLÉVISÉE ?

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OAXACA FILE LA TURISTA AUX JOURNALISTES   L’autre guerre de Oaxaca  Situation dans l’Etat d’Oaxaca






REUTERS : samedi 28 octobre 2006
Le président mexicain Vicente Fox a ordonné l'envoi de forces fédérales dans la ville d'Oaxaca, en proie à un conflit local et où des hommes armés ont tué trois personnes dont un journaliste américain.

Selon un communiqué de la présidence, les fédéraux doivent atteindre la ville du Sud dans le courant de la journée. Il ne précise pas s'il s'agit de policiers fédéraux, de soldats ou d'une force mixte.

Oaxaca a été vendredi le théâtre d'au moins deux fusillades prolongées qui ont fait trois morts, dont le journaliste indépendant américain Brad Will.

Neuf personnes, pour la plupart des contestataires, ont été tuées depuis le début du conflit, qui a éclaté à Oaxaca il y a cinq mois lorsque des enseignants en grève et des militants de gauche ont occupé une grande partie de cette ville coloniale, prenant d'assaut le Congrès et bloquant des centaines de rues.

Selon un photographe de Reuters témoin de l'une des fusillades, des inconnus armés ont ouvert le feu sur des manifestants qui bloquaient les routes et brûlaient des véhicules. Les manifestants n'avaient pour armes que des feux d'artifice puissants, des pierres et des cocktails Molotov, a-t-il dit.

Brad Will, caméraman travaillant pour Indymedia New York, a été atteint dans le dos et a succombé avant d'être hospitalisé, selon le site internet du groupe de presse indépendant.

Le gouverneur Ruiz et des hommes d'affaires locaux faisaient pression depuis des semaines sur Fox pour qu'il envoie la police fédérale ou l'armée à Oaxaca pour en reprendre le contrôle. Mais le président avait refusé jusqu'ici en privilégiant une solution négociée.

Il est rare que des forces fédérales interviennent pour régler un conflit local au Mexique, où les Etats sont sous l'autorité des polices locales. L'an dernier, la police fédérale avait pris le contrôle de la ville de Nuevo Laredo après une explosion de violence entre gangs de trafiquants de drogue.


 

REUTERS : dimanche 29 octobre 2006

Le gouvernement mexicain a massé ce week-end des renforts fédéraux aux abords d'Oaxaca, en état d'insurrection contre le gouverneur local, tout en assurant qu'un assaut n'était pas imminent contre cette ville touristique.

Après des pourparlers avec des chefs du mouvement insurrectionnel, le vice-ministre de l'Intérieur, Arturo Chavez, a assuré que les forces fédérales avaient repoussé leur intervention pour rétablir l'ordre.

"Les forces n'envisagent pas d'intervenir ce soir ou dans les premières heures de la matinée (de dimanche), à moins que les circonstances évoluent", a-t-il dit, précisant toutefois que cette situation pouvait changer en cas de nouvelle flambée de violence.

Autres signes apparents de détente - le syndicat local des enseignants a accepté la reprise des cours lundi dans les écoles et d'autres militants se sont déclarés ouverts à de nouveaux pourparlers tout en réaffirmant leur volonté de se battre jusqu'à la démission du gouverneur Ulises Ruiz, accusé de corruption et d'abus de pouvoir.

Samedi, le président sortant Vicente Fox a ordonné l'envoi de forces fédérales anti-émeutes à Oaxaca, où trois personnes, dont un journaliste américain, avaient été abattues la veille, peut-être par la police.

Le gouvernement fédéral a, en outre, ordonné aux militants de gauche d'évacuer les rues, places et bâtiments qu'ils occupent depuis cinq mois aux côtés de professeurs en grève, ce qui faisait craindre une opération policière imminente.

Plusieurs centaines de fédéraux étaient arrivés samedi matin à bord de six avions, selon le témoignage d'un photographe de Reuters. Des tirs isolés ont été entendus dans la ville.

Il est rare que des forces fédérales interviennent pour régler un conflit local au Mexique, où les Etats sont sous l'autorité des polices locales.

Selon un photographe de Reuters témoin de la fusillade qui a coûté la vie au journaliste américain, des inconnus armés ont ouvert le feu sur des manifestants qui bloquaient les routes et brûlaient des véhicules. Les manifestants n'avaient pour armes que des feux d'artifice puissants, des pierres et des cocktails Molotov, a-t-il dit.

ARCHITECTURE COLONIALE

Un journal mexicain a donné le nom des civils armés responsable des trois morts de vendredi et affirmé qu'ils faisaient partie de la police locale. L'ambassade des Etats-Unis à Mexico a aussi indiqué que la police pourrait être impliquée dans la fusillade.

Le journaliste qui a trouvé la mort, Brad Will, travaillait comme caméraman pour Indymedia New York. Il a été atteint dans le dos et a succombé avant d'être hospitalisé, selon le site internet du groupe de presse indépendant.

Depuis le début du conflit en mai, une dizaine de personnes, pour la plupart des contestataires, ont été tuées. Dès l'origine du conflit, des enseignants en grève et des militants de gauche ont occupé une grande partie de cette ville réputée pour son architecture coloniale, prenant d'assaut le Congrès et bloquant des centaines de rues.

Le gouverneur Ruiz et des hommes d'affaires locaux faisaient pression depuis des semaines sur Fox pour qu'il envoie la police fédérale ou l'armée à Oaxaca pour en reprendre le contrôle. Mais le président avait refusé jusqu'ici en privilégiant une solution négociée.

Fox a promis de mettre fin à la crise avant de remettre le 1er décembre le pouvoir à son successeur, Felipe Calderon.

De nombreux magasins de la ville, célèbre aussi pour sa cuisine et son artisanat, sont restés fermés samedi. Les habitants se faufilaient entre les barricades faites de sacs de sables et de véhicules incendiés.

A l'une des entrées de la ville, des militants indiens brandissant des bâtons et des machettes écoutaient une station de radio tenue par des opposants qui diffusait des instructions conseillant d'utiliser des véhicules lourds pour renforcer les barricades en prévision d'un éventuel assaut de la police.

La police en uniforme n'est pas entrée dans le centre d'Oaxaca depuis juin et une tentative avortée de faire évacuer un campement de manifestants sur la place centrale de la ville.

 



En presque live ..



Political protests 2006

 

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