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Publié le par Des Electrons Libres

 

Rebels et libertaires

 

" Soyons réalistes, inventons les possibles "

"Depuis un mois, à travers vous, un vent nouveau souffle sur la politique française. Une brise salutaire parmi les débats convenus et les logiques d’appareils. Un air frais et vivifiant dans une société en proie au désarroi et à la lassitude. Ce vent, c’est votre parole." José Bové.

Il peut être le trait d’union entre tous ceux qui veulent que ça change vraiment, le trait d’union entre les exigences sociales, écologiques, solidaires et démocratiques qui convergent. Il ne se veut pas comme un "homme providentiel" mais est déterminé à rendre la parole aux citoyens, à l’être humain. Connu de tous pour ses combats de militant syndical, il est l’un des plus à même de faire entendre et partager au plus grand nombre les aspirations et contributions de chacun pour en finir avec l’exploitation, la misère, le pillage et la destruction de la planète et mettre en oeuvre une société de coopération, de justice, de solidarité, de liberté et d’humanité.

Ce n’est pas le candidat d’un parti dont on doit suivre servilement la politique, mais un meneur de jeu dans un mouvement de coordination d’individus et de collectifs anti-capitalistes, écologistes, syndicalistes, communistes, socialistes, altermondialistes, alternatifs, libertaires, coordination banlieue, électrons libres et autres motivés divers et variés.

Contrairement aux apparences, il n’est pas question d’élire un président ni de participer à cette compétition publicitaire. Le prétexte n’est pas important lorsqu’on est décalé dans une perspective de changement qui n’est plus spectaculaire. Il serait stupide de croire que tout le monde puissent se convertir à nos convictions. Il est temps de sortir de sa petite famille politique engluée dans ses habitudes compétitives et ses croyances réductrices, et de se remettre en question en se recomposant avec les différences des autres dans une co-dérive structurelle d’où émergera des changement inévitables.

Il s’agit aujourd’hui d’investir et de s’approprier ce nouvel espace social libéré des contraintes partisanes et politiciennes, dans une mouvance collective variée et incertaine où tout est à faire. Il devient possible d’utiliser ce rassemblement coopératif afin d’y développer des pratiques libertaires et d’y expérimenter au cours du vécu de ces relations imprévisibles, la démocratie direct à échelle humaine.

Quand on est plus obligé de choisir de s’agripper à ses certitudes, il devient possible de coopérer avec les autres, sans programme prédéterminé et sans savoir où l’on va, dans une recherche de synchronie où de multiples dérives libertaires deviennent réalisables. Plutôt que de s’affronter sans espoir aux forces de destruction, il s’agit ici d’initier un processus de solution constructive.

Notre tactique consiste à inventer des libertés en s’appropriant les problèmes sans se faire influencer par les théories déterministes et autoritaires, afin d’altérer la difficulté ou la façon inefficace de la surmonter, dans une perspective imprévue qui rende possible d’expérimenter différemment la situation en mouvement. Le monde sera la conséquence de nos expérimentations.

Lukas Stella

 Au fait, petit rappel de Graffs Anti CPE ... Toujours d'actualité d'ailleurs au niveau de ces graffs ...

Y' A PAS DE MECHANTS CASSEURS ...

Y' A PAS DE GENTILS MANIFESTANTS ...

Y' A QUE LES JEUNES QUI ONT LA RAGE !

 

À bas la société spectaculaire-marchande.
À bas le salariat.
À bas le travail.
À bas les slogans.
Abrogation du gouverne-ment.
Après les mouchoirs jetables, les jeunes jetables..
Avenir, je t’aimais bien.
Grève générale et illimitée..
Bloquons l’économie. Libérez les inculpé(e)s.
Brûlez l’argent — vous deviendrez d’autant plus riche !
Ce qui est volé pendant le temps du travail ne peut pas se retrouver dans la soumission à son résultat.
Cessons d’être raisonnables.
C’est quand qu’on va où ?
Chirac, Villepin, Sarkozy, votre période d’essai est terminée.
Contre le grippe aviaire, principe de précaution: tous les poulets à la maison.
Convivialité et solidarité. Stop au productivisme et au consumérisme.
CPE, on s’en fout, on ne veut pas bosser du tout.
CPE ou CDI, c’est toujours STO.
Dans Grève il y a Rêve.
Destituer tous les politiques.
Détruire, rajeunir.
Égalité de chances, mon cul !
Émeute-toi !
Fatigués ou pas, nous n’en restons pas là.
Guerre à la tristesse.
Guerre au travail.
Honte au pouvoir qui fait crever les plus pauvres.
Ici bientôt insurrection.
Ici désormais émeutes tous les soirs.
Il faudra plus qu’un retrait pour avoir la paix !
Il n’y aura pas de retour à la normale.
Il y a un flic en chacun d’entre vous. Tuons-le.
Ils nous jettent à la rue, chaque à son tour.
Ils précarisent, on s’organise !
Investissez dans le blocage, une “action” qui grimpe.
Je ne veux pas mourir avant d’avoir vecu.
La banque au feu.
La meilleure façon de voter c’est de ramasser les pavés et de leurs balancer.
La poesía contra la policia !
La valeur d’usage de la marchandise est la soumission.
L’avenir nous appartient.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
Le moi est une prison.
Le produit du travail reste au-dessus de nous, comme quelque chose aliénée, comme une puissance indépendente du producteur.
Le salarié se tue à la tâche, le patron se tue à la hache.
Les élections c’est l’alternance, la rue c’est l’alternative.
Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.
Les manifs sont à l’État ce qu’un match de foot est au spectateur de télé— une bonne distraction d’un vrai rapport de force. Grève Générale !
Les mouvement sont faits pour mourir. Vive l’insurrection.
Les raisons de la colère.
Libre à nous d’abolir votre monde.
Manger du jeune c’est bon pour la santé des entreprises.
Média, casse-toi !
Médias partout, info nulle part.
Médias, mensonge.
Même pas peur !
Mon bulletin de vote est un pavé, mais il ne rentre pas dans l’urne.
Mort à la valeur.
Ne pas nourrir les CRS. Merci.
Négocier c’est gagner un peu mais capituler beaucoup.
Notre mort sans appel est le souci forcené du temps spectaculaire.
Nous faisons la guerre au capitalisme, nous n’sommes pas des pacifistes.
Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre.
Nous ne sommes pas à vendre.
Nous ne sommes pas de la chair à patrons.
Nous sommes faits de l’étoffe des rêves.
Nous sommes l’inaccompli de 68.
Nous sommes tous casseurs de ce système.
Nous voulons vivre.
On en a marre de vivre dans le noir.
On ne désarmera pas.
On n’est pas fatiqué.
On reste. Continuez !
On va quand jusqu’à où?
On veut une vie riche, pas une vie de riche.
Paix entre les peuples, guerre entre les classes.
Parfois insurrection c’est resurrection (Les Misérables).
Paris réveille-toi, la Commune est là.
Plus de manif sans masque.
Police partout, justice nulle part.
Prière de laisser l’État dans les toilettes où vous l’avez trouvé.
Prière de laisser l’État dans les WC où il aurait dû déjà s’y trouver.
Quand la propriété n’existera plus, le vol non plus.
Quand le mot solidarité remplacera précarité, j’arrêterai.
Qui sème la misère récolte la colère.
Rêve Général.
Si tous désobéissent, plus personne ne commande.
Soyons réalistes, inventons les possibles.
Télévision = leur vision du monde.
Tout est à nous, rien n’est à eux, tout ce qu’ils ont ils l’ont volé.

Travail, pour quoi faire ?
Travail précaire = esclavage moderne.
Travail tue.
Travailler moins pour vivre plus.
Villepin, n’enlève rien, nous on s’amuse bien.
Villepin, prend ton temps, on s’amuse énormément.
Vive le communisme, répandre l’anarchie.
Vive l’insurrection.
Vivre me prends tout mon temps.
Vous croyez avancer en nous marchant dessus.

 

 

Les croyances aveugles en l'économie-spectacle, propagande produite par les bouffons de télévision, nous ont emmenées là aujourd’hui, soumis aux directives des cercles de financiers made in USA, appliquées par les gérants précaires d’un État suicidaire. On en arrive au point où l’État n’a plus de réel pouvoir de décision, où la démocratie véreuse s’arrête là où commence la dictature économique, elle-même soumise aux nouvelles exigences de la haute finance transnationale. La république disparaît en même temps que les richesses.

Pour une poignée de salopards nous devrions accepter l’esclavage par peur de crever de faim, n’importe quel travail pour un salaire de misère, la souffrance et le désespoir pour de l’ennuie programmé.
Ce petit groupe d’accapareurs obsédés des transactions informatisées de produits dérivés complexes, toxicomanes des paris à hauts risques, boursicoteurs mafieux sans loi et sans limite, ces quelques fanatiques des fortunes en quelques jours ruinent l’économie en détournant les lois du marché. Pour survivre, l’économie, exigeant l’impossible, détruit la vie quotidienne des populations et saccage la planète toute entière.

Le début de la fin d’un monde coïncide maintenant avec l’émergence de pratiques coopératives socialisantes et libertaires, abandonnant au passé les compétitions solitaires dévastatrices, surenchères guerrières de l’appropriation privative.
Nous ne nous laisserons pas entraîner dans sa chute, oubliant nos croyances fatalistes, inventant les incroyances d’un autre monde qui commence à se construire, mais que nous ne pouvons pas imaginer.

 Avril 2oo6 Lukas Stella

 

Publié dans FRANCE

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