BONJOUR LES DEGATS

Publié le par Assos Loi 19o1 YA BASTA

OH OH OH !!! Ca devient délire total ... Lu dans Libé :

Les chômeurs poursuivis par décret 

( Nous allons bientôt nous retrouver en prison si nous ne travaillons pas comme cette société de con(sans)somation veut que nous travaillons ... YEA ... A quand une taxe pour ne pas travailler pendant que nous y sommes ... )

Par François WENZ-DUMAS



"  «Trop de Français ne sont pas incités à prendre un emploi», déplorait Jacques Chirac dans son intervention du 14 Juillet. Côté bâton, le décret sur le contrôle de la recherche d'emploi, qui a été transmis jeudi aux partenaires sociaux, répond à cette injonction.

Il était en préparation depuis plusieurs mois : la loi de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo votée en décembre 2004 avait prévu de renforcer le contrôle et le suivi des chômeurs. Mais le gouvernement avait préféré attendre l'après-référendum pour le remettre en chantier. Le nouveau dispositif met en place un système de sanctions intermédiaires qui, jusqu'ici, n'existait pas. Ce seront toujours en dernier ressort les services du ministère du Travail qui décideront de radier ou non un chômeur dont les démarches de recherche d'emploi sont jugées insuffisantes. Une décision lourde et donc très rarement prise. Mais avant d'en arriver là, il pourra aussi être décidé de réduire le montant de l'allocation chômage de 20 %, voire de 50 %. Et, autre nouveauté, les services de l'ANPE et les Assedic seront plus largement associés à la décision et participeront à la commission de recours que pourra saisir le chômeur sanctionné.

Côté carotte, celui-ci devra se contenter de primes ou crédits d'impôt de 1 000 euros accordés aux chômeurs de longue durée reprenant un emploi, ainsi qu'aux jeunes qui se dirigent vers des secteurs en pénurie de main-d'oeuvre.

Les réactions des syndicats ne se sont pas fait attendre. La CGT réclame la suppression pure et simple de ce décret «qui ne fait que rajouter de la suspicion envers des salariés qui n'ont pas fait le choix d'être chômeurs». Quant au secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, il voit dans le fait de sanctionner progressivement les chômeurs «une manière de rétablir une dégressivité dans les allocations». Autre son de cloche chez les syndicats gestionnaires de l'Unedic, notamment la CFDT, qui préside le régime paritaire de l'assurance chômage en alternance avec le Medef. Annie Thomas, actuellement vice-présidente de l'Unedic, avoue qu'elle «s'attendait à pire». «C'est un soulagement, assure-t-elle, parce que le décret met en place un suivi du demandeur d'emploi et instaure un vrai système de recours. Jusqu'ici, explique-t-elle, la sanction ne pouvait être que la radiation. C'était la bombe atomique, et en plus la procédure de recours était très lourde.»

La CFDT et les deux autres syndicats cogestionnaires de l'Unedic, la CFTC et la CGC, ont une autre raison d'être soulagés par ce décret. A l'automne s'ouvrira la négociation de la nouvelle convention d'assurance chômage. Sur ce sujet délicat, ce décret coupe l'herbe sous le pied du Medef qui aurait bien voulu que le pouvoir de sanction soit confié aux Assedic. "

 

 

 

 

Le " p'tit communiqué de la CGT ? ... Le voili, le voila :

Licenciements... les salariés sont trop protégés. Chômeurs : responsables et coupables

La Cgt s’oppose à ce décret qui ne fait que rajouter de la suspicion envers des salariés qui n’ont pas fait le choix d’être chômeur. Rappelons que quatre chômeurs sur dix sont seulement indemnisés.


Le projet de décret concernant la recherche d’emploi des privés d’emploi est soumis aux organisations syndicales pour avis.

Comme les ordonnances, nous sommes dans une parodie de dialogue social ou tout est ficelé d’avance, la consultation étant de pure forme.

Le gouvernement a trouvé les responsables du chômage :

1/. – les salariés qui ont trop de protection sociale contre les licenciements, donc il crée le nouveau contrat d’embauche sans droit social devant « faciliter l’emploi » ;

2/. – les chômeurs qui ne font pas suffisamment d’efforts, en conséquence de quoi il faut renforcer les sanctions.

  • Pas un mot sur le fait que le chômage est alimenté par trop de précarité : + 40 % des entrées sont dues aux fins de CDD et intérim.
  • Pas un mot sur le fait que 80 % des offres d’emploi sont de moins de 6 mois.
  • Pas un mot sur le fait que la principale cause du chômage se trouve dans le manque de croissance consécutif à la politique menée de la baisse « du coût du travail » au pouvoir d’achat des salariés qui ne cesse de régresser.

    La Cgt s’oppose à ce décret qui ne fait que rajouter de la suspicion envers des salariés qui n’ont pas fait le choix d’être chômeur. Rappelons que quatre chômeurs sur dix sont seulement indemnisés.

    L’appel de la Cgt à se mobiliser prend encore plus de sens au vu des attaques effectuées contre le droit des salariés et des privés d’emploi.

     

     

     

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