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Publié le par des Electrons Libres

 


 

La Chambre des Représentants a adopté un plan de financement des opérations en Irak et en Afghanistan. Le texte présenté par les Démocrates accorde au président républicain George W. Bush 42,8 milliards de dollars de fonds d'urgence, mais pour une durée de 2 à 3 mois seulement et soumet l'octroi d'aides supplémentaires à un calendrier de retrait des troupes américaines. Le président Bush, qui réclame le versement de 100 millions de dollars "immédiatement et sans condition", a indiqué qu'il opposera son veto à toute décision de la Chambre des représentants.

Dans un rapport de la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice publié vendredi 11 mai 2007, à Washington, qui estime que "la diplomatie publique (NDLR. La propagande) est un élément vital de notre stratégie dans le domaine de la sécurité nationale", l'administration Bush demande au Congrès d'allouer à cette activité en 2008 au total 1 milliard 523 millions de dollars. Condoleezza Rice écrit dans son rapport : "Nous voulons nous adresser aux peuples du monde dans un esprit de respect et de partenariat pour expliquer notre politique et d'exprimer la force de nos idéaux de liberté, d'égalité, de prospérité et de justice". La secrétaire d'Etat demande au Congrès, 855 millions de dollars pour 2008 pour financer les programmes de la "diplomatie publique", les échanges d'informations et culturels avec les pays étrangers et 668 millions de dollars pour le conseil des chefs des émissions "en vue de soutenir la radiodiffusion, la télévision et Internet émettant en destination du monde entier, y compris la Corée du Nord, l'Iran et Cuba".

 

 

RG, DST et PJ antiterroriste doivent fusionner


JEAN-MARC LECLERC. ( Le Figaro )


Cette nouvelle organisation du renseignement est destinée à renforcer l'efficacité de la lutte contre les poseurs de bombes.

DEUX MILLE fonctionnaires des services de pointe du ministère de l'Intérieur font leurs cartons. À compter du 21 mai, les services de renseignement de la Place Beauvau rejoignent leur nouveau siège à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). La direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) va s'installer aux étages supérieurs de ces anciens locaux d'Euro-RSCG truffés de dispositifs anti-intrusion. Suivra la semaine suivante la Direction de la surveillance du territoire (DST), puis le 20 juin, la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la PJ.

Ce rapprochement géographique précède une réforme d'envergure annoncée par Nicolas Sarkozy à la veille de sa victoire. Le 2 mai dernier, dans une lettre adressée au secrétaire général du syndicat de police Synergie-Officiers, il a confirmé être favorable à « la mise en place d'une direction unifiée du renseignement intérieur en France pour mieux lutter contre le terrorisme ». Il est même allé plus loin : « Je n'exclus pas une adaptation des structures de la police nationale pour mieux répondre à l'évolution de la délinquance ».

« Éviter les doublons »

À côté de la police judiciaire, déjà remise sur pied, et du pôle de l'ordre public, qui pourrait subir certains réaménagements concernant notamment l'articulation de la Sécurité publique et des forces mobiles, une Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) coiffant, RG, DST et SDAT, devrait donc voir le jour. Tout serait réorganisé en fonction des missions : antiterrorisme, contre-ingérence, intelligence économique, suivi des phénomènes so­ciaux et de quartier...

« Ce n'est pas la fusion pour la fusion, explique un connaisseur du dossier. Mais il est clair que la logique est d'éviter les doublons, de favoriser une vraie coopération et de mettre en commun les moyens. » Et chacun doit y gagner : les RG, très implantés localement, apportent leur con­naissance du terrain ; la DST, seul service habilité à traiter les dossiers au plan judiciaire avec la SDAT, ses capacités techniques et technologiques. La DGSI interviendrait sur trois plans : au niveau de l'agglomération, en fournissant un appui dans la lutte contre les violences urbaines ; au niveau régional, par des unités axées sur la lutte contre les phénomènes terroristes ; et au niveau central, avec ses sections d'analyse et de détection des phénomènes « subversifs ». S'y ajouterait une structure nationale chargée des procédures en liaison avec la section antiterroriste du parquet de Paris.

Dans le sérail, le préfet Bernard Squarcini, haut fonctionnaire proche de Nicolas Sarkozy, est souvent cité comme possible chef de la DGSI. Mais les jeux sont loin d'être faits. En tout état de cause, cette réorganisation sera pilotée par Claude Guéant, l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy, concepteur depuis l'origine d'un véritable plan de réforme du système de sécurité nationale. Car la vision élyséenne va plus loin. Pour mieux coordonner l'action des services de renseignement de police (civils par essence) et militaires (comme la DGSE), une nouvelle structure pourrait voir le jour à l'Élysée, sous la forme d'un Conseil national de sécurité (CNS). Deux op­tions sont envisagées : un simple « lifting » du Conseil de sécurité intérieure (CSI) créé en 2002 sous Chirac, ou un CNS à l'américaine qui coifferait de facto le secrétariat général de la Défense nationale. Et il faudrait là une loi organique.



 


 

 

 

 

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