Quézaco une " TAZ " ?

Publié le par Te@m Taz

   La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. ( Quoique ... ).

   Des "Utopies pirates" du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, "apparaissant-disparaissant" pour mieux échapper aux Arpenteurs de l'État.

     Elle occupe provisoirement un territoire, dans l'espace, le temps ou l'imaginaire, et se dissout dès lors qu'il est répertorié. La " TAZ " fuit les " TAZ " s affichées, les espaces "concédés" à la liberté : elle prend d'assaut, et retourne à l'invisible. Elle est une "insurrection" hors le Temps et l'Histoire, une tactique de la disparition... Pour mieux réapparaitre ailleurs ...

 

La Taz, Le NET et le WEB

Nous avons parlé du Net, qui peut être défini comme la totalité des transferts d'information et de communication. Certains de ces transferts sont privilégiés et limités à quelques élites, ce qui donne au Net un aspect hiérarchique. D'autres transactions sont ouvertes à tous, et le Net a aussi un aspect horizontal, non hiérarchique. Les données de l'Armée et de la Sécurité sont d'accès restreint, tout comme les informations bancaires, boursières et autres. Mais dans l'ensemble, le téléphone, le courrier, les bases de données publiques etc. sont accessibles à tous.

Ainsi à l'intérieur même du Net émerge une sorte de contre-Net, que nous appellerons le Web (comme si le Net était un filet de pêche, et le Web des toiles d'araignées tissées dans les interstices et les failles du Net). En général nous utiliserons le terme Web pour désigner la structure d'échange d'information horizontale et ouverte, le réseau non hiérarchique; et nous réserverons le terme de contre-Net pour parler de l'usage clandestin, illégal et rebelle du Web, piratage de données et autres formes de parasitage. Net, Web et contre-Net relèvent du même modèle global, ils se confondent en d'innombrables points. Les termes choisis ne visent pas à définir des zones particulières mais à suggérer des tendances.

DISGRESSION

Avant de condamner le Web ou le contre-Net pour son «parasitisme», qui ne constituera jamais une vraie force révolutionnaire, demandez-vous ce que signifie la «production» à l'Âge de la Simulation. Quelle est la «classe productive»? Peut-être serez-vous forcés d'admettre que ces termes ont perdu leur signification. Les réponses sont en tout cas si complexes, que la TAZ a tendance à les ignorer toutes pour ne retenir que ce qu'elle peut utiliser. «La Culture est notre Nature», et nous sommes les chasseurs/cueilleurs du monde de la TechnoCom.

Les formes actuelles du Web non officiel, sont, on doit le supposer, encore assez primitives: fanzines marginaux, BBSs, logiciels pirates, hacking et piratage téléphonique, une certaine influence sur la presse et la radio, quasiment aucune sur les autres grands médias - pas de station-télé, pas de satellite, pas de câble ou de fibre optique etc. Pourtant le Net est en lui-même un nouveau modèle de relations évolutives entre les sujets - les «utilisateurs» - et les objets - «les données». De McLuhan ( -1 ) à Virilio ( - 2 ), on a exploré avec exhaustivité la nature de ces relations. Cela prendrait des pages et des pages pour «démontrer» ce qu'aujourd'hui «chacun sait». Au lieu de remâcher tout cela, je préfère me demander en quoi ces relations évolutives suggèrent des modes d'implémentation pour la TAZ.

La TAZ occupe un lieu temporaire, mais actuel dans le temps et dans l'espace. Toutefois, elle doit être aussi clairement «localisée» sur le Web, qui est d'une nature différente, virtuel et non actuel, instantané et non immédiat. Le Web offre non seulement un support logistique à la TAZ, mais il lui permet également d'exister; sommairement parlant, on peut dire que la TAZ «existe» aussi bien dans le «monde réel» que dans l'«espace d'information». Le Web compresse le temps - les données - en un «espace» infinitésimal. Nous avons remarqué que le caractère temporaire de la TAZ la prive des avantages de la liberté, laquelle connaît la durée et la notion de lieu plus ou moins fixe. Mais le Web offre une sorte de substitut; dès son commencement, il peut «informer» la TAZ par des données «subtilisées» qui représentent d'importante quantités de temps et d'espace compactés.
Compte tenu de son évolution et de nos désirs de sensualité et de «face-à-face», nous devons considérer le Web avant tout comme un support, un système capable de véhiculer de l'information d'une TAZ à l'autre, de la défendre en la rendant «invisible», voire de lui donner de quoi mordre si nécessaire. Mais plus encore, si la TAZ est un campement nomade, alors le Web est le pourvoyeur des chants épiques, des généalogies et des légendes de la tribu; il a en mémoire les routes secrètes des caravanes et les chemins d'embuscade qui assurent la fluidité de l'économie tribale; il contient même certaines des routes à suivre et certains rêves qui seront vécus comme autant de signes et d'augures.

L'existence du Web ne dépend d'aucune technologie informatique. Le langage parlé, le courrier, les fanzines marginaux, les «liens téléphoniques» suffisent déjà au développement d'un travail d'information en réseau. La clé n'est pas le niveau ou la nouveauté technologique, mais l'ouverture et l'horizontalité de la structure. Néanmoins le concept même du Net implique l'utilisation d'ordinateurs.

Dans l'imaginaire de la science-fiction ( - 3 ), le Net aspire à la condition de Cyberespace (comme dans Tron ( - 4 ) ou Le Neuromancien ( - 5 )) et à la pseudo-télépathie de la «réalité virtuelle» ( - 6 ). En bon fan du Cyberpunk ( - 7 ), je suis convaincu que le " reality Hacking " jouera un rôle majeur dans la création des TAZs. Comme Gibson ( - 8 ) et Sterling ( - 9 ), je ne pense pas que le Net officiel parviendra un jour à interrompre le Web ou le contre-Net. Le piratage de données, les transmissions non autorisées et le libre-flux de l'information ne peuvent être arrêtés. (En fait la théorie du chaos ( - 10 ), telle que je la comprends, prédit l'impossibilité de tout Système de Contrôle universel.)

Indépendamment de toute spéculation sur l'avenir, nous devons nous confronter à de sérieuses questions concernant le Web et la technologie qu'il implique. La TAZ veut avant tout éviter la médiation. Elle expérimente son existence dans l'immédiat. L'essence même de l'affaire est «poitrine-contre-poitrine», comme disent les soufis, ou «face-à-face». Mais... mais : l'essence même du Web est la médiation. Les machines sont nos ambassadeurs - la chair n'est plus de mise, sauf comme terminal, avec toutes les connotations sinistres du terme.
La TAZ pourrait peut-être trouver son propre espace en intégrant deux attitudes apparemment contradictoires à l'égard de la Haute Technologie et de son apothéose, le Net:

_ - A ) Ce que nous pourrions appeler la position Fifth Estate/Néo-paléolithique/Post-situ/ Ultra-Verte, qui se définit elle-même comme un argument luddite ( - 11 ) contre la médiation et contre le Net; et
_ - B ) les utopistes Cyberpunk, les futuro-libertaires, les Reality Hackers et leurs alliés, qui voient le Net comme une avancée dans l'évolution et croient que tout éventuel effet nuisible de la médiation peut être dépassé - du moins, une fois les moyens de production libérés.
La TAZ est en accord avec les hackers puisqu'elle veut devenir - en partie - par le Net, et même par la médiation du Net. Mais elle est également proche des Verts puisqu'elle entend préserver une intense conscience du soi comme corps et n'éprouve que révulsion pour la Cybergnose, cette tentative de transcendance du corps par l'instantanéité et la simulation. La TAZ tend à voir cette dichotomie Techno/anti-Techno comme trompeuse, comme la plupart des dichotomies, où les oppositions apparentes s'avèrent être des falsifications ou même des hallucinations sémantiques. Ceci pour dire que la TAZ veut vivre dans ce monde, et non dans l'idée de quelqu'autre monde visionnaire, né d'une fausse unification (tout vert ou tout métal) qui n'est peut être qu'un autre rêve jamais réalisé (ou comme disait Alice: «Confiture hier, confiture demain, mais jamais confiture aujourd'hui.»).

La TAZ est «utopique» dans le sens où elle croit en une intensification du quotidien ou, comme auraient dit les Surréalistes, une pénétration du Merveilleux dans la vie. Mais elle ne peut pas être utopique au vrai sens du mot, nulle part, ou en un lieu-sans-lieu. La TAZ est quelque part. Elle existe à l'intersection de nombreuses forces, comme quelque point de puissance païen à la jonction de mystérieuses lignes de forces, visibles pour l'adepte dans des fragments apparemment disjoints de terrain, de paysage, des flux d'air et d'eau, des animaux. Aujourd'hui les lignes ne sont pas toutes gravées dans le temps et l'espace. Certaines n'existent qu'à «l'intérieur» du Web, bien qu'elles croisent aussi des lieux et des temps réels. Certaines sont peut-être «non ordinaires», en ce sens qu'il n'existe aucune convention permettant de les quantifier. Il serait sans doute plus aisé de les étudier à la lumière de la science du chaos qu'à celle de la sociologie, des statistiques, de l'économie etc. Les modèles de forces qui génèrent la TAZ ont quelque chose de commun avec ces «attracteurs étranges» du chaos, qui existent, pour ainsi dire, entre les dimensions.

Par nature, la TAZ se saisit de tous les moyens disponibles pour se réaliser - elle naîtra aussi bien dans une grotte que dans une Cité de l'Espace L5 - mais par-dessus tout, elle vivra, maintenant, ou dès que possible, sous quelque forme suspecte ou délabrée, spontanément, sans égard pour l'idéologie ou même l'anti-idéologie. Elle utilisera l'ordinateur parce que l'ordinateur existe, mais elle se servira aussi de pouvoirs qui sont si éloignés de l'aliénation ou de la simulation qu'ils lui garantissent un certain paléolitisme psychique, un esprit chamanique primordial qui «infectera» le Net lui-même (le vrai sens du Cyberpunk tel que je le comprends). Parce que la TAZ est une intensification, un surplus, un excès, un potlatch, la vie passée à vivre plutôt qu'à simplement survivre (ce shibboleth ( - 12 ) pleurnichant des années quatre-vingt), elle ne peut être définie ni par la Technologie ni par l'anti-Technologie. Comme quiconque méprise l'ordre établi, elle se contredit elle-même, parce qu'elle veut être, à tout prix, même au détriment de la «perfection», de l'immobilité du final.
Dans l'Équation de Mandelbrot ( - 14 ) et sa traduction infographique, nous voyons - dans un univers fractal - des cartes qui sont contenues et en fait cachées dans d'autres cartes, qui sont elles-mêmes cachées dans des cartes, qui sont dans des cartes etc. jusqu'aux limites de la puissance de calcul. A quoi sert donc cette carte qui, dans un sens, est à l'échelle de la dimension fractale? Que peut-on en faire, si ce n'est admirer son élégance psychédélique?
Si nous devions imaginer une carte de l'information - une projection cartographique de la totalité du Net - nous devrions y inclure les marques du chaos, celles qui sont déjà visibles, par exemple, dans les opérations de calcul parallèle complexe, les télécommunications, les transferts d'«argent électronique», les virus, la guérilla du hacking etc.
La représentation topographique de ces «zones» de chaos serait similaire à l'Équation de Mandelbrot, contenues ou cachées dans la carte comme les «péninsules» et qui semblent y «disparaître». Cette «écriture» - dont une partie se volatilise et une partie s'auto-efface - est le processus même qui compromet déjà le Net; incomplet, ultimement non contrôlable. Autrement dit, l'équation de Mandelbrot, ou quelque chose de semblable, pourrait s'avérer utile au tracé d' une route sur une carte pour l'émergence du contre-Net comme processus chaotique, pour une « évolution créatrice» selon le terme de Prigogine ( - 15 )

A défaut d'autre chose, l'équation de Mandelbrot est une métaphore pour le «mapping» de l'interface de la TAZ et du Net comme disparition de l'information. Toute «catastrophe» à l'intérieur du Net est un noeud de pouvoir pour le Web et le contre-Net. Le Net souffrira du chaos, tandis que le Web pourrait s'en nourrir.

Soit par le simple piratage de données, soit par un développement plus complexe du rapport réel au chaos, le hacker du Web, le cybernéticien de la TAZ, trouveront le moyen de tirer avantage des perturbations, des ruptures ou des crashs du Net (histoire de produire de l'information à partir de «l'entropie»). En tant que bricoleur, nécrophage de fragments d'information, contrebandier, le pirate de la TAZ œuvrera à l'évolution de connections fractales clandestines. Ces connections, et l'information différente qui circule entre et parmi elles, formeront des «dérivations de pouvoir» servant l'émergence de la TAZ elle-même.

Le Web va donc parasiter le Net, afin de produire des situations favorables à la TAZ - mais nous pourrions également concevoir cette stratégie comme une tentative de construction d'un Net alternatif, «libre», qui ne soit plus parasitaire et qui servira de base à une «nouvelle société émergeant de la coquille de l'ancienne». Pratiquement, le Contre-Net et la TAZ peuvent être considérés comme des fins en soi - mais, théoriquement, ils peuvent aussi être perçus comme des formes de lutte pour une réalité différente.

Ceci étant dit, admettons que l'ordinateur suscite quelques inquiétudes, quelques questions toujours sans réponse, en particulier en ce qui concerne l'Ordinateur Personnel [PC].

L'histoire des réseaux informatiques, des BBSs et des diverses expérimentations de la démocratie électronique a été, jusqu'à maintenant, essentiellement celle du hobbisme. Bien des anarchistes et des libertaires ont une foi profonde dans le PC comme arme de libération et d'auto-libération - mais n'ont pas de gains réels à montrer, pas de liberté palpable.

J'éprouve peu d'intérêt pour une hypothétique classe entrepreneuriale émergente de traiteurs de textes-et-données indépendants, bientôt capable de développer une vaste industrie des chaumières ou de réaliser à la pièce des boulots merdeux pour des corporations et des bureaucraties variées. Qui plus est, il n'est pas nécessaire d'être devin pour prédire que cette «classe» développera sa sous-classe - une sorte de lumpen yuppetariat : des femmes au foyer, par exemple, qui alimenteront leur famille avec des «revenus secondaires» en transformant leur foyer en atelier électronique, petites dictatures du Travail où le «patron» est un réseau informatique.

Je ne suis pas davantage impressionné par le type d'information et de services proposés par les réseaux «radicaux» actuels. Il existe quelque part, nous dit-on, une «économie de l'information». Peut-être. Mais l'information échangée dans ces BBSs «alternatifs», semble se limiter à du techno-blabla. Est-ce une économie? Ou plutôt un passe temps pour enthousiastes? D'accord, les PCs ont engendré une autre «révolution de l'imprimerie», d'accord, les réseaux marginaux évoluent, d'accord, je peux désormais tenir six conversations téléphoniques en même temps; mais quelle différence cela fait-il dans ma vie de tous les jours?

Franchement, j'avais déjà accès à un tas de données pour enrichir mes perceptions, que ce soit par les livres, les films, la télé, le théâtre, le téléphone, la Poste, des états de conscience altérés etc. Ai-je vraiment besoin d'un PC pour en obtenir encore plus? Vous m'offrez de l'information secrète ? OK... c'est tentant, mais alors je demande des secrets merveilleux et pas simplement des numéros rouges ou le trivial des politiciens et des flics. Je veux surtout que l'ordinateur m'offre des informations liées aux biens véritables - aux «bonnes choses de la vie», comme le dit le Préambule IWW. Et puisque j'accuse ici les hackers et les BBSers de rester dans un flou intellectuel, je dois moi-même descendre des nuages baroques de la Théorie et de la Critique et expliquer ce que j'entends par «biens véritables».

Disons que pour des raisons à la fois politiques et personnelles, je désire une bonne nourriture, meilleure que celle que je peux obtenir du Capitalisme, non polluée, encore bénie d'arômes forts et naturels. Et pour compliquer le jeu, imaginons que la nourriture que je désire ardemment soit illégale - par exemple du lait non pasteurisé ou encore ce fruit cubain exquis, le mamey, qui ne peut pas être importé frais aux États-Unis parce que sa graine est hallucinogène (du moins c'est ce qu'on m'a dit). Je ne suis pas fermier. Disons que je suis importateur de parfums et d'aphrodisiaques rares, et affinons le jeu en supposant que la plus grande partie de mon stock est également illégal. Ou disons que je veuille simplement échanger mes services en traitement de texte contre quelques navets organiques, mais que je refuse de faire le rapport de mes transactions au fisc (comme la loi m'y oblige, croyez-le ou non!). Ou encore que je souhaite rencontrer d'autres êtres humains pour des pratiques consensuelles, mais illégales, de plaisir mutuel (il y a eu quelques tentatives, mais tous les BBSs pornos durs ont été neutralisés - à quoi sert un underground avec une sécurité nulle ?). En bref, supposons que j'en ai plein le dos de la pure information, du fantôme dans la machine. Selon vous, les ordinateurs devraient déjà être capables d'assouvir mes désirs de nourriture, de drogue, de sexe, d'évasion fiscale. Soit! Mais alors pourquoi est-ce que ça ne se produit pas?

La TAZ a été, est et sera, avec ou sans ordinateur. Mais le fait qu'elle atteigne son plein potentiel est moins une question de combustion spontanée qu'un phénomène d'«Iles sur le Net». Le Net, ou plutôt le contre-Net, contient la promesse d'une TAZ intégrale, un plus qui augmentera son potentiel, un «saut quantique» (bizarre comme cette expression a fini par signifier un grand saut) dans la complexité et le sens. La TAZ doit maintenant exister à l'intérieur d'un monde d'espace pur, le monde des sens. Liminaire, évanescente même, la TAZ doit combiner information et désir pour mener à bien son aventure (son «à venir»), pour s'emplir jusqu'aux frontières de sa destinée, se saturer de son propre devenir.

L'Ecole Néo-paléolithique a peut-être raison lorsqu'elle affirme que toute forme d'aliénation et de médiation doit être détruite ou abandonnée avant que nos buts ne soient atteints - ou encore, il se peut que la véritable anarchie ne se réalisera que dans l'Espace, comme l'affirment certains futuro-libertaires.

Mais la TAZ ne se soucie guère du «a été» ou du «sera». Elle s'intéresse aux résultats - raids réussis sur la réalité consensuelle, échappées vers une vie plus intense et plus abondante. Si l'ordinateur n'est pas utilisable pour ce projet, alors il devra être rejeté. Pourtant, mon intuition me dit que le contre-Net est déjà en gestation, qu'il existe peut-être déjà - mais je ne peux pas le prouver. J'ai fondé la théorie de la TAZ en grande partie sur cette intuition. Bien sûr le Web implique aussi des réseaux d'échange non-informatisés comme le samizdat ( - 16 ), le marché noir etc. - mais le vrai potentiel de la mise en réseau non hiérarchique de l'information désigne l'ordinateur comme l'outil par excellence. Maintenant j'attends que les hackers me prouvent que j'ai raison, que mon intuition est bonne. Alors où sont mes navets?

Hakim BAY ( 1991 )



Notes :

- 1    :
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- 3    :
- 4    :
- 5    :
- 6    :
- 7    :
- 8    :
- 9    :
- 10  :
- 11  :
- 12  :   Shibboleth ou Schibboleth : est une phrase ou un mot ne pouvant être utilisé, ou
         prononcé, correctement que par les membres d'un groupe.Par extension, il se réfère
         parfois à un jargon spécialisé. Dans tous les cas il révèle l'appartenance d'une
         personne à un groupe. Autrement dit, un shibboleth représente un signe de
         reconnaissance verbal.

- 14  :   Équation de Mandelbrothttp://math.cmaisonneuve.qc.ca
                                                             http://www.syti.net/Fractals.html

- 15    I. Prigogine :                         http://fr.wikipedia.org
                                                             http://articles.ircam.fr
  
         "  la certitude n’a jamais fait partie de notre vie. Je ne sais pas ce que sera demain.
         Pourquoi penser que la certitude est la condition même de la science ?(...) La science
         traditionnelle identifiait raison et certitude, et ignorance et probabilité. Il n’en est plus
         ainsi aujourd’hui. "


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