En passant ..
http://actualites-monde.goopress.com/2005_decembre_03.htm
Et puis " Le Passant Ordinaire " n?44, revue internationale de creation et de
pensee critique,
" ... Ici comme la-bas, c'est particulierement dans les banlieues que
se developpent les injustices et les souffrances qui toujours, mais
aujourd'hui plus encore, tendent a disparaitre derriere l'ecran de fumee de
la mediatisation spectaculaire. Que la situation des quartiers de relegation
sociale soit tout simplement passee sous silence ou que l'on braque au
contraire sur elle les projecteurs mediatiques qui renforcent la betise
politique par d'inquietants fantasmes, la banlieue reste l'objet de ce
confortable aveuglement qui a permis depuis des decennies de la laisser
tranquillement glisser vers le pire. Il est temps de porter sur elle un
autre regard, de comprendre qu'elle constitue une formidable caisse de
resonance pour les problemes politiques et economiques nationaux et
internationaux, de cesser de reduire les problemes sociaux a l'insecurite ou
a l'effet de cultures minoritaires et etrangeres, de s'inspirer des projets
politiques qui emergent de la banlieue elle-meme.
La banlieue ne peut se reduire a quelques poches d'exclusion sociale
aussi localisees que marginales. La banlieue est partout, y compris dans nos
centres-villes. Image de toutes les banlieues du monde et de toutes les
inegalites de l'economie globalisee. Elle pose l'enjeu politique de ce monde
invivable dans lequel il nous faut vivre.... "
" ... Se glisser dans les interstices que ne peut combler le rouleau
compresseur de l'argent, se servir de la multitude des mondes intimes,
sociaux et culturels, de la pluralite des mondes qui font la vie ordinaire,
non pour conserver ou recreer un passe mis en danger par le present, mais
pour construire collectivement des dissidences. Voila ce a quoi le Passant
Ordinaire voudrait contribuer en posant la question Combien de mondes ? Car
s'il s'agit de lutter pour une autre mondialisation, il n'est pas inutile de
preciser ce que l'on entend par la, et ce que l'on peut opposer a l'actuelle
mondialisation.
Question parmi d'autres qu'il faut bien poser si l'on veut lutter
contre l'injustice globalisee et parvenir malgre tout a habiter ce monde.
Car habiter un monde n'implique pas seulement un ensemble d'operations,
d'outils, de marchandises, d'interets prives qui viendraient remplir la
vacuite des existences. Il faut plus pour habiter un monde : instituer un
rapport a l'autre, creer des parcours qui invitent a se preoccuper de la
nature, de l'avenir et de la societe. Poser la question Combien de mondes ?,
c'est aussi se faire chercheur de portes, de fenetres, non seulement pour
susciter un gout des ailleurs qui peut prendre la forme d'errances,
d'aventures qui sont autant d'inversions ou de postes frontieres a partir
desquels un nouveau regard sur notre monde est possible, mais plus
fondamentalement pour faire retour sur notre propre terre...."
En vente dans toutes les bonnes librairies Le Passant Ordinaire, n?47, revue internationale de creation et de Ed. du Passant, 92 pages, 32 x 22 cm, 5 euros, ISBN 2-912636-13-2) 21, rue Irene et Frederic Joliot-Curie F-33 130 Begles Et puis aussi : http://resister.over-blog.com/ Ainsi que : http://azlob.over-blog.com/ Et puis nous avons reçu cela à propos de ce Mister Frèche ... Subject: [AGinterpro] [Fwd: [Revue de presse] CR LR : On passera par charité sur les élucubrations surréalistes dont nous gratifia le président qui se fendit de quelques parallèles historiques le conduisant à dire que nier l'apport des Pieds-noirs en Algérie "Vous avez raison" conclut le président qui, hier, n'était pas à une contradiction près. Hier seulement ? __________________________________________________________ "Tu as eu raison de réagir comme cela. A ta place, j'aurais faitpareil. Mais moi, tu comprends, je ne suis pas à Nantes [comme le président du groupe PS de l'Assemblée nationale, le député et maire Jean-Marc Ayrault], où il n'y a pas l'ombre d'un rapatrié. Ici, à Montpellier, c'est eux qui font les élections." ...
pensee critique,
Tel. : 33 (0)5 57 35 19 24
Mobile : 33 (0)6 13 28 48 56
Fax : 33 (0)5 57 35 19 25 http://www.passant-ordinaire.com
"L'Algérie des
Pieds-Noirs au café du comm erce" (L'Indépendant) +
Quand M. Frêche
ento nne
un chant colonial (Le Monde)]
> -------- Message original --------
Ci-joint les comptes-rendus de l'incident politique majeur interne à la majorité, et de dimension nationale, intervenu hierau conseil régional du Languedoc-Roussillon, suite à la dernière envolée
délirante de Frêche.
Solidairement,
Silvain Pastor
___________________________________________________________
L'Algérie des Pieds-noirs au café du commerce
L'Indépendant - 1/12/05
Surprenant Georges Frêche qui s'en prit aux socialistes mobilisés avant hier à l'Assemblée nationale pour faire retirer le projet de loi de l'UMP,demandant de mentionner dans les livres scolaires
les aspects positifs de la colonisation française en Algérie. : "Ils ont voulufaire plaisir à quelques
" zozos", s'écria-il d'un ton méprisant. "Ou à quelques trous du cul !" compléta une voix
dans l'assemblée
(NDLR : mention au qualificatif dont Frêche affubla lesopposants au musée de la France en Algérie projeté à Montpellier).
équivalait à vouloir chasser les Arabes d'Afrique du Nord, puisqu'ils l'avaient conquise au VIII° siècle sur les Berbères; à chasser ensuite les descendants les Vandales qui l'avaient conquise auparavant au V° siècle, et ainsi de suite..
"Du petit lait"
A ce compte à rebours-là, on craignit un instant qu'il ne prononce l'expulsion des Catalans de la Plaine du Roussillon au prétexte qu'ils y avaient supplanté parla force l'homme de Cro Magnon,
lointain cousin de l'homme de Tautavel.
Ce délire verbal teinté d'un zeste de complaisance post-colonialiste valurent à Georges Frêche des vagues de protestations sur les bancs de la gauche elle-même. Il fut même pris vertement à parti
par l'écologiste Sylvain Pastor, qui lui lança: "Ça suffit, arrêtons ce café du commerce et ces propos fascisants ".
Colère de Frêche en guise de réponse : " Taisez -vous, M. Pastor ! Vous êtes un imbécile, vous ne représentez plus personne.Quand on vous pince le nez, il en sort du petit lait".
Tout cela se déroula dans le silence gêné des socialistes, dont beaucoup ne s'attendaient sans doute pas à un tel déferlement de propos ambigus sur cette douloureuse affaire des colonies. GeorgesFrêche lança même (en forme de provocation peut-être?) :"Le seul qui ait compris
Algérie, c'est Mitterrand! ". L'historien éminent qu'est leprésident de la Région ne peut ignorer que l'ancien président de la République,ministre de l'Interieur en 1954, quelques jours après le soulèvement de la toussaint déclenchée par le FLN avait déclaré: "La seule négociation, c'est la
guerre !" .Une référence pour le moins curieuse. Mais le comble fut atteint quand Alain Jamet, le président du groupe FN, proposa malicieusement à Georges Frêche de pérenniser leur identité de point de vue sur la question dans une déclaration commune. Là, on sentit que pour nombre
d'élus de gauche on avait atteint le fond. Finalement, Jean-Louis Bousquet, au nom des
communistes et des Verts demandait une interruption de séance au terme de laquelle, les deux groupes regrettaient la manière dont le débat sur la colonisation en Algérie s'était engagé, ils marquaient ensuite leur désaccord avec le président sur le fond et affirmaient enfin leur solidarité avec les députés de gauche ayant demandé le retrait de la loi sur les livres scolaires.
CDS
Quand M. Frêche entonne un chant colonial
LE MONDE | 01.12.05 | 15h40 . Mis à jour le 01.12.05 15h40 Montpellier, correspondance
Le conseil régional de Languedoc-Roussillon était en pleine discussion sur son budget, mercredi 30 novembre, lorsque Georges Frêche a pris la parole.
Le président socialiste de la région a l'habitude de faire connaître ses avis, iconoclastes ou brutaux, sur à peu près tousles sujets. Cette fois, revenant sur le débat parlementaire de la veille quiavait opposé les socialistes à l'UMP sur "le rôle positif de lacolonisation française" (Le Monde des 30 novembre et 1er décembre), M. Frêche alancé : "Il est juste de reconnaître le rôle positif de la présence française en Algérie." Puis il a développé : "La colonisation, je veux bienqu'on la condamne. Mais on s'acharne sur rien du tout. Si je suis d'accord pourstigmatiser les gros colons, je salue le très bon boulot des instituteursen Afrique du Nord."
Qualifiant de "gugusses du PS qui font une opérationpoliticienne" les parlementaires montés au créneau pour faire abroger l'article de loi,
M.Frêche a dû faire face au "grand malaise" de sesamis socialistes. Et a essuyé une bronca des élus communistes et Vertsréclamant une suspension de séance. Profitant de l'interruption, M. Frêche
entonna alors à tue-tête, du haut de son perchoir régional, le chant colonial
C'est nous les Africains qui revenons de loin, repris en chour par quelquesélus du Front national.
A la fin du couplet, le leader régional du FN,Jean-Claude Martinez, applaudit : "Bravo Frêche! Et s'ils te virent, tu sais que tu as toujours une bonne soupe de côté au FN." Au déjeuner, M.
Frêche a pris à partie le porte-parole du groupe communiste, Jean-Louis Bousquet :
François Martin-Ruiz
...