La " COMMUNE de OAXACA "
Il y a des luttes sociales qui préfigurent des conflits de plus grande envergure. Elles sont un signal d’alarme qui donne l’alerte sur de graves problèmes politiques sans solution dans un pays. Les grèves de Cananea et de Río Blanco constituent un des antécédents reconnus de la Révolution mexicaine de 1910-1917 . La révolte de 1905 en Russie montra le chemin qui, 12 ans plus tard, fut parcouru par les Bolchéviques pendant la Révolution d’Octobre.
La mobilisation enseignante-populaire qui, depuis le 22 mai, secoue Oaxaca est une expression de ce genre de protestations. Elle a mis en lumière l’épuisement d’un modèle de gouvernement, la crise de relation existante entre la classe politique et la société, et la voie que le mécontentement populaire peut suivre dans un futur proche dans tout le pays.
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Et puis aussi : Túpac Amaru II
Ce patronyme prestigieux, endossé deux fois à deux siècles d’écart, a acquis une dimension mythique au point d’être connu au-delà de la seule Cordillère des Andes : Túpac Amaru, le « Serpent royal » en quechua, est le symbole majeur de la résistance à l’oppression -hispanique, puis quelle que soit son origine- des laissés-pour-compte péruviens et sud-américains en général, des masses amérindiennes de toute la région en particulier. Sa célébrité n’a d’égale que sa force de séduction.
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